Témoignages sur le IIIe Reich par ceux qui l’ont vécu…

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Témoignages sur le IIIe Reich par ceux qui l’ont vécu…

« Jugez l’histoire à travers
ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont écrit”,
et non pas à travers “ce qu’on raconte
qu’ils auraient fait
”,
ce qu’on raconte qu’ils auraient  pu écrire”… »

(Philippe Randa)

SEUL CONTRE HITLER – Dr Hjalmar Schacht (350 p. – 31 euros)

Lorsque Hitler prend le pouvoir le 30 janvier 1933, il demande à Schacht de reprendre la direction de la Reichsbank, puis le nomme ministre de l’Économie. Schacht rétablit la balance commerciale, puis l’équilibre des importations et des exportations grâce au développement des industries de synthèse. Il va stimuler l’industrie par l’émission de bons à court terme. En désaccord avec Hitler et Goering, il quitte son poste de ministre en 1937 et abandonne la Reichsbank deux ans plus tard. Mais il demeure ministre sans portefeuille jusqu’en janvier 1943. Traduit devant le tribunal militaire international de Nuremberg. Il est l’un des trois acquittés du procès de Nuremberg en octobre 1946. Il n’a cessé de susciter tout au long du XXe siècle d’importantes polémiques.

J’ÉTAIS LE PILOTE DE HITLER – Hans Bauer (322 p., 31 euros)

Pilote personnel officiel, puis chef de l’escadrille gouvernementale jusqu’en 1945, le Führer s’appuie sur ses conseils pour la politique de guerre aérienne et lui permet de remplir son escadron de pilotes expérimentés de la Lufthansa et de les former à la procédure militaire en préparation de la guerre. Après le suicide d’Hitler, il tente, avec quelques autres proches dont Martin Bormann, de fuir la 3e armée de choc soviétique pour gagner les lignes américaines et britanni­ques. Il est alors gravement blessé aux jambes (on lui en coupe une avec un couteau de poche) et est capturé par les Soviétiques dans un hôpital. Ces derniers lui portent un grand intérêt, s’imaginant qu’il avait mis en sécurité le Führer du IIIe Reich avant la chute de Berlin. Tous les témoignages directs sur Adolf Hitler sont recherchés ; celui du général Hans Baur, on s’en doute, revêt une valeur particulière.

NON COUPABLE À NUREMBERG (Mémoires) – Franz von Papen (346 p., 31 euros)

Franz von Papen a été chancelier du Reich (de juin à novembre 1932), présidant le « cabinet des barons » qui lève l’interdiction des SA, les troupes d’assaut du Parti national-socialiste. Il appuie la nomination d’Adolf Hitler à la Chancellerie en janvier 1933 et devient vice-chancelier de celui-ci jusqu’en 1934. Écarté du Pouvoir, il restera néanmoins député au Reichstag de 1933 à 1945 pour le Parti national du peuple allemand, puis pour le Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP). Selon l’acte d’accusation du Tribunal militaire international de Nuremberg, Franz Von Papen aurait utilisé ses différentes fonctions et positions, son influence personnelle et ses contacts étroits avec le Führer afin de promouvoir l’accession au pouvoir des nazis et permettre la consolidation de leur contrôle sur l’Allemagne.

DES SURSAUTS DU IIIE REICH À L’EXIL ARGENTIN (Année 1945-Année 1952) – Hans Ulrich Rudel (322 p., 31 euros)

Après Pilote de stukas, le grand as de la Luftwaffe, l’homme qui, amputé d’une jambe, continuait à détruire les chars soviétiques, revient dansDes sursauts du IIIe Reich à l’exil argentin. Année 1945 – Année 1952 sur les six derniers mois de la guerre à l’Est, le combat désespéré contre le déferlement de l’Armée Rouge, les entrevues poignantes avec un Hitler désemparé, les derniers soubresauts de la Wehrmacht et sa captivité… Puis, il raconte son existence d’émigré – empreinte d’une nostalgie que ne saurait dissiper la charge de conseiller militaire de l’aviation argentine… En 1948, il fonde, à Buenos Aires, le « Kameradenwerk », une organisation d’aide aux vaincus traqués…

J’AI CRÛ EN HITLER – Baldur von Shirach (266 pp – 31 euros)

Les souvenirs de Baldur von Schirach, Chef des Jeunesses hitlériennes et gauleiter de Vienne durant la guerre. Entre janvier 1933 et 1934, les Jeunesses hitlériennes passent de 1 à 3,5 millions de membres. À la suite du décret du 1er décembre 1936 qui en fait une organisation d’État, les adhérents sont de plus en plus nombreux. Von Schirach devient alors secrétaire d’État à la jeunesse. Désormais, il ne dépend plus que de Hitler et est « entièrement responsable de l’éducation physique, idéologique et morale de la jeunesse allemande. »

D’UNE PRISON – Otto Abetz (320 pp – 31 euros)

Dans les Mémoires de l’ambassadeur du IIIe Reich à Paris durant la guerre perce une nostalgie irrépressible pour le régime national-socialiste. Le ministre von Ribbentrop résume ainsi les directives d’Adolf Hitler le concernant : « Le Führer a expressément ordonné par la présente que l’ambassadeur Abetz soit seul responsable du traitement de toutes les questions politiques en France occupée et non occupée. Dans la mesure où sa tâche devra inclure des intérêts militaires, l’ambassadeur Abetz n’agira qu’avec l’accord du Militärbefehlshaber en France. »

Tous ces livres sont parus aux éditions Déterna, collection « Documents pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa