Peter Randa

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Né le 14 mars 1911 à Marcinelle (Wallonie), Peter Randa sera tour à tour joueur professionnel, comédien, éditeur poursuivi par le gouvernement suisse pour la légèreté de ses publications, propriétaire d’un cabaret à Genève pendant la guerre où se côtoieront collaborateurs et résistants français… La vie lui aura ainsi donné pendant quarante ans sinon le goût du risque, du moins celui d’une vie de bohème qu’il se targuera toujours d’avoir été un des derniers à connaître.
Il s’installera en 1961 avec sa famille dans le village de Sainte-Radégonde-des-Pommiers (près de Thouars, Deux-Sèvres) où il vivra jusqu’à son décès accidentel le 10 décembre 1979. Il fera ainsi se dérouler dans le Poitou bon nombre de ses quelques quatre cents romans policiers, de science-fiction ou d’aventures, parus pour la plupart aux éditions du Fleuve Noir.

Près de 300 romans en un quart de siècle

De 1955, date de parution de Solde à la Morgue (N° 75 de la collection « Spécial-Police ») à 1980, date de parution de son dernier roman policier Cette fille dans ses pattes ( « Spécial-Police », N°1550), Peter Randa publiera au Fleuve Noir 28 titres dans la col. « Aventurier », 102 titres dans la collection « Spécial-police », 79 titres dans la collection « Anticipation » et 5 titres dans la collection « Angoisse ». Les 4 titres parus dans la collection « Série Noire » des Éditions Gallimard et les 14 titres parus dans la collection « Un mystère » des Presses de la Cité sous son véritable nom d’André Duquesne seront de nombreuses fois réédités dans les années 70, parfois sous des titres et des noms différents, chez divers éditeurs (Transworld Publications, Bellevue, Beaulieu, Presses Européennes, etc.), ainsi qu’une vingtaine de romans policiers et érotiques inédits.
En Juillet 1990, le Fleuve Noir réédite dans sa collection « Polar 50 » À moi de jouer ce matin (paru en 1967, N° 576 de la collection « Spécial-police »), après avoir réédité en 1989 Raz de marée (Paru en 1961, n° 12 de la collection « Polar 50 »). Certains de ses romans policiers, revus et actualisés par son fils Philippe Randa, ont été réédités dans la collection « Boulevard du crime » des éditions Didro.
Il convient d’ajouter à cette liste une trentaine de romans policiers, sentimentaux et d’espionnage, sous pseudonymes, chez un éditeur suisse (Perret-Gentil), une cinquantaine de romans érotiques au début des années 70, ainsi qu’un roman policier en feuilleton dans France-Soir : Une poupée dans le Tour, en collaboration avec Ange Bastiani.
Anticonformiste bien qu’attaché à un certain nombre de valeurs, travailleur acharné, il est un marginal jamais démobilisé. À la différence de bien des auteurs dominés par la nostalgie du surhomme et de la volonté de puissance puisée chez Nietzsche, il est essentiellement optimiste. Foncièrement hostile au christianisme, sa conception divine rejoint assez bien celle des païens.
Tandis que pour Michel Lebrun, « Randa se livre dans une écriture spontanée, quasi automatique, plus ouverte que tout autre romancier », Jacques Bergier le considérait comme « un des auteurs de
S-F. populaire les plus remarquables de son époque »
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