Le Théâtre de Satan

Éric Delcroix

31,00

Essai critique analysant les éléments d’une involution de la justice moderne. Il montre que la décadence du droit va de pair avec un retour de l’ordre moral et que cette confusion entre le droit et la morale est préjudiciable à la définition même de justice qui s’apparente alors à l’inquisition. L’auteur conclut que l’Europe doit revenir au positivisme juridique ou au libre arbitre. Les acquis de la civilisation juridique de l’Europe continentale sont en pleine involution régressive. Du procès de Nuremberg (1945-1946) aux cas Barbie, Touvier ou Papon, en passant par les lois « antiracistes » ou antirévisionnistes, le droit de l’Europe continentale se délite en s’adonnant aux abus de la théocratie.


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Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Politiquement incorrect

Pages

448

Prix

31

Date

10/03/2010

Format

Livre

Isbn/Ean

9782911202728

Description

Décadence du droit – Partialité des juges

Les acquis de la civilisation juridique de l’Europe continentale sont en pleine involution régressive. Pour cette civilisation dans laquelle les juristes, communément sidérés, croient encore vivre, le droit et la morale étaient deux disciplines distinctes. Mais le raisonnement juridique redevient insensiblement une casuistique, dans l’indifférence générale, comme au temps des procès en hérésie ou en sorcellerie, au temps du « théâtre de Satan ».

Tout acte, même licite en soi, peut devenir criminel ou délictuel, en fonction de la conscience intime de celui qui le commet : ce n’est donc plus l’intention objective qui prévaut dans la définition même de l’infraction. La question qui exprime l’essence du juge n’est plus : « le sujet a-t-il voulu l’acte ? », mais de plus en plus « pourquoi a-t-il voulu l’acte ? ». Apparaît le concept de délit peccamineux.

Dès lors le juge est appelé à rechercher, par la restauration d’un procédé archaïque, si l’accusé ou le prévenu est ou non « en état de grâce », marque d’un temps que l’on croyait révolu, malgré la parenthèse soviétique, après Beccaria, Bentham, Kant ou Hegel. Jugeant à nouveau au nom du Bien ontologique, ici celui des « droits de l’homme », le juge est amené à refuser son libre arbitre intime à la personne jugée, dans une lutte de tous les instants contre le péché. Le juge doit aussi se départir de son équanimité impartiale en présence d’un délinquant politique, en ne tenant plus compte du seul désintéressement du sujet, mais suspendant sa bienveillance à l’adéquation de ses idées et de ses sentiments avec le Bien.

Du procès de Nuremberg (1945-1946) aux cas Barbie, Touvier ou Papon, en passant par les lois « antiracistes » ou antirévisionnistes, le droit de l’Europe continentale se délite en s’adonnant aux abus de la théocratie. En fait, le droit en décadence se confond de plus en plus avec la morale antidiscriminatoire (« antiraciste/antifasciste ). Tout cela se passe sous l’égide de la ploutocratie et du gauchisme soixante-huitard, réunifiés dans l’« anti­fas­cisme » et l’avidité hédoniste. Ne cherchons pas ailleurs la fameuse « diabolisation » qui frap­pe en Europe les idées politiques, mais aussi les sentiments identitaires. L’obscu­ran­tisme est de retour : derrière les « droits de l’homme », la Terreur ?

 

Éric Delcroix, né le 8 janvier 1944 à Mont-Saint-Aignan en Seine-Maritime, a été avocat pendant 38 ans au barreau de Paris. Essayis­te français, il considère que le droit français s’est pro­gres­sivement adjoint une éthique de l’intention constituant une décadence du droit, qui finit par redevenir un instrument de lutte contre le Mal ontologique, une nouvelle inquisition, un retour au thomisme judiciaire ainsi qu’un instrument de répression politique et moral. Ce mal se manifesterait par les idées et sentiments dissidents qui possèdent les âmes, ce qui fait du droit l’instrument du conformisme psychique qui ne peut que ruiner le libre arbitre du sujet de droit.