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Vous prenez le contre-pied de tous ceux qui affirment l’Islam tolérant… Tolérant ? Parlez-en aux Coptes ! L’Islam est indubitablement une religion guerrière. Mahomet est rentré à Médine sabre au clair et a passé les dix dernières années de sa vie à faire la guerre. Aucune autre religion n’a une doctrine de guerre aussi élaborée que l’Islam. La valeur essentielle en Islam n’est pas la compassion, mais l’honneur, sa vertu principale est le courage. L’Islam est d’abord une religion d’hommes. Cette inégalité codifiée par la Charia qui fonde toute l’organisation sociale et politique la rend difficilement compatible avec la démocratie. Vous êtes islamophobe ? En tout cas pas islamophile ! Et après tout, pourquoi ne pas avoir le droit d’être islamophobe ? L’islamophobie est une trouvaille qui dispense l’Islam de toute remise en cause. Découvrir en Libye avec des cris d’orfraie que l’islam pratique encore l’esclavagisme relève d’une ingénuité peu banale : les musulmans ont été les plus grands esclavagistes de l’histoire. Quant à la tolérance, on encense Al-Azhar pour ses prises de position contre le terrorisme, en oubliant que le grand mufti ne condamne pas les terroristes qu’il considère, certes dans l’erreur, mais pour autant authentiquement musulmans ! Et tout récemment, il est à l’origine de la pénalisation de l’athéisme en Égypte. Encore aujourd’hui des ouvrages en vente libre tels que La Voie du Musulman ou Les jardins des Saints prônent le djihad et la mort des hérétiques. Mais oser le dire, c’est être islamophobe ! Il suffit pourtant de lire les textes. Tout est dedans : Ainsi, dans le manuel de la Charia, Reliance of the Traveller, qui a obtenu un certificat d’approbation de l’université Al-Azhar du Caire (pourtant encensée pour ses prises de position contre le terrorisme) les motifs légitimes de la peine de mort sont énumérés : meurtre d’un Musulman, apostasie, offense à l’Islam (c’est large), offense à Mahomet, (c’est large), adultère, (mais pour la femme uniquement), homosexualité, non-musulman ayant des relations sexuelles avec une musulmane, etc. Tant qu’à vouloir nous rassurer par une empathie militante, alors qu’attendons-nous pour faire aussi d’Hitler ou Staline des victimaires ou encore de dénoncer la persécution du Ku Klux Klan ? Il suffit de revoir cette nouvelle définition de la tolérance et d’en convaincre les victimes. À quand la condamnation de l’Hitlerophobie ou de la Stalinophobie ? Mais alors que proposez-vous ? Effectivement, éviter l’amalgame. Nous ne devons pas avoir une vision iréniste de l’Islam, c’est indubitablement une religion violente et c’est bien de cette réalité qu’il faut partir, mais les imprécations sont stériles. Nous avons dans ce pays 8 millions de coreligionnaires issus de cette culture, pratiquants ou non. Ils y sont et ils y resteront. Je suis convaincu qu’ils se sécularisent. J’en veux pour preuve qu’ils sont les premiers à dénoncer, mais en toute discrétion, les dérives islamistes. Le succès des attentats évités doit bien plus à ces signalements qu’à l’organisation ahurissante des services antiterroristes que je décris dans mon livre. Après tout, les Juifs, louant dans l’Ancien Testament un dieu féroce et sanguinaire légitimant l’extermination à tout bout de champ, ont bien été obligés de se calmer eux aussi. Réfléchissons plutôt aux moyens de les aider à cette sécularisation, d’autant qu’en acceptant de vivre dans un pays laïque, ils sont déjà tous considérés comme apostat ! Alors profitons-en. Cessons de les tromper avec le multiculturalisme. Cessons de tartiner la laïcité, contentons-nous de la pratiquer, ce qui, au passage, réduira les signes religieux à de simples symboles culturels, et nous permettra de justifier les croix ou les crèches sans nous faire prendre à notre propre piège. Enfin en contrepartie, acceptons des mosquées, mais assorties de chartes claires, rédigées en français et récusant le djihad et l’extrémisme. Les corruptions religieuses (Guerres saintes, antiféminisme et terrorisme) (230 pages), Philippe Joutier, Éditions Dualpha, Préface de Florianne Jeannin, collection « Patrimoine des Religions », dirigée par Philippe Randa.
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