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Entretien avec Gilbert Cottinet
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Gilbert Cottinet, né en Aveyron, se fixe en région parisienne à l’âge de 12 ans. Après 16 mois de Service Militaire dans l’Armée de l’Air, il se dirige vers une carrière commerciale. Le service Export lui tend les bras et il découvre la passion des voyages : Europe, Afrique, Maghreb, Asie. Ancien Conseiller Régional, il se consacre désormais à l’écriture, nourri par une vie riche en aventures. Il vient de publier La désinformation sur Israël, vue par un athée aux éditions Dualpha (Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)
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« L’idée d’un État pour Israël (…) ne sera réclamée pour le première fois qu’en 1942 par Ben Gourion à l’occasion du congrès sioniste de Biltmore à New-York. Jusqu’alors, personne n’avait prononcé les mots “État Juif” »
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Pourquoi un livre sur Israël avec ce titre, au risque de vous faire accuser d’antijudaïque ?Aucun risque. Mon livre n’est pas antijudaïque, tout comme je ne le suis pas. Antisémite indiquerait que je ne supporte pas les Juifs ni les Arabes, tous deux peuples sémites. Rien de tout cela. C’est la raison pour laquelle j’ai écrit ce livre en partant du début, c’est-à-dire l’apparition de l’Israélisme au Moyen-Orient dans la vague monothéiste de l’époque. Ce faisant, vous évacuez d’un revers de main toute l’histoire biblique, ce qu’on appelle la Tradition ?Cette histoire est fantastique, merveilleuse, pleine de bons sentiments et porteuse de promesses idylliques. Depuis 2000 ans, il est affirmé avec l’autorité qui sied au divin, qu’au XVe siècle avant J.C. les Juifs sont partis d’Égypte, guidés par Moïse pour s’installer en pays de Canaan et y fonder leur premier royaume, la Tradition expliquant que cette terre est la leur et le sera pour l’éternité. Hélas, j’explique dans la première partie du livre que rien de tout cela n’est avéré. Aucun vestige qu’il soit archéologique ou épigraphique n’en apporte la moindre preuve. Cependant, les Juifs sont bien originaires du Moyen-Orient où ils ont subi des persécutions constantes ?Là encore, je me suis basé exclusivement sur des faits historiques et des découvertes archéologiques. La vérité est toute autre, même si l’israélisme (et non pas le judaïsme) est bien apparu sur une toute petite parcelle de cette toute petite partie du Moyen-Orient qui n’est en fait qu’un simple couloir de circulation entre les Empires assyrien et égyptien de 400 km de long sur 60 km de large. Quant aux persécutions, le lecteur sera surpris d’en apprendre les raisons et les modalités historiques.
La deuxième partie de votre livre est consacré à la naissance des Sépharades et des Ashkénazes, ainsi qu’à l’éclosion de l’anti-israélisme et du sionisme qui, curieusement, n’aurait eu lieu qu’à la fin du XIXe siècle.Oui. Si l’anti-israélisme est apparu en Espagne dès après la conquête arabe en 711, le sionisme lui, issu du Siècle des Lumières, ne surgit officiellement qu’en 1897 avec Théodor Herzl. Mais l’idée d’un État pour Israël était totalement absente, y compris chez les Israélites du monde entier. Et le plus extraordinaire, c’est que cette idée ne sera réclamée pour le première fois qu’en 1942 par Ben Gourion à l’occasion du congrès sioniste de Biltmore à New-York. Jusqu’alors, personne n’avait prononcé les mots « État Juif ». La dernière partie de votre livre explique et dissèque la montée en puissance du sionisme qui, avec l’aide des financiers américains, des multiples trahisons britanniques envers les Arabes pendant la Ire Guerre mondiale, favorisera l’ascension de David Ben Gourion.Le lecteur découvrira surtout les vrais visages des protagonistes qu’ils soient israélites ou non. Il découvrira les réelles ambitions des futurs dirigeants qui, il faut le dire, n’ont jamais été cachées, mais que le monde politique tout entier a voulu ignorer. Il découvrira les relations sulfureuses entre les futurs dirigeants du futur Israël avec le IIIe Reich, relations parfaitement connues des Britanniques, alors en charge du protectorat de la Palestine, mais curieusement effacées de l’Histoire. Enfin, il découvrira les incompréhensibles manœuvres et autres vilénies qui ont permis l’adoption de la fameuse résolution 181 de novembre 1947. Le chemin était alors tracé pour la déclaration d’indépendance du 14 mai 1948, qui, à l’aune de tout ce qui a été raconté depuis sa naissance, ne pouvait qu’entraîner le « peuple d’Israël » vers un désastre programmé. Mais alors, qui sont les responsables, et comment peut se résoudre ce conflit interminable ?Vous avez dit le mot : interminable. Les responsables sont ceux qui ont poussé le sionisme jusqu’à la mise en place en terrain hostile d’un État théocratique et messianique, au premier rang desquels se trouvent les États-Unis d’Amérique. Quant à une éventuelle solution, il faudrait que ceux-là mêmes qui ont créé les conditions d’une Apocalypse sur Terre en prennent conscience au lieu de faire semblant de trouver des portes de sortie illusoires. Il faudrait aussi que ces malheureux Israéliens cessent de persister à danser avec le Diable américain, tout en s’étonnant d’être en Enfer… La désinformation sur Israël, vue par un athée, Gilbert Cottinet, Éditions Dualpha, collection « Vérités pour l'Histoire », 254 pages, 33 €.
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Les autres livres de Gilbert Cottinet
35,00€ TTC 1968-1974 : 6 ans. Rarement six années auront autant marqué et façonné un homme. Homme d’engagement, il décidera d’y adhérer et rencontrera Jean-Marie Le Pen avec qui il nouera une relation d’idées, mais aussi d’amitié. Il votera pour lui aux présidentielles de juin 1974, marquant ainsi la fin de son parcours initiatique, mais aussi le début de 30 années de fidélité active aux convictions nationales. Éditions Déterna, collection « Documents pour l'Histoire », 296 pages, 35 €.
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La Françafrique… L’attentat du Petit Clamart…le Front national…
Thierry Letellier n’est pas le vrai nom du personnage principal de ces aventures qui, pourtant, sont rigoureusement exactes. Tout ce qui est décrit est réel, les dates, les circonstances, les lieux, les personnages cités, parfois sous d’autres patronymes. Tous sont réels, encore vivants ou désormais décédés, à de très rares exceptions près, que seuls les spécialistes ou les contemporains de l’action pourront relever. Éditions Dutan, collection « Documents pour l'Histoire », 264 pages, 31 €.
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Nos nouvelles parutions
Avant-propos de David Gattegno Éditons de l'Æncre, 248 pages, 31 € Julius Evola dresse ici la nomenclature raisonnée et commentée de tous les aspects socio-politiques à retenir des dilemmes posés entre le monde et la personnalité de chacun de nous. Très différemment d’Hanna Arendt et sa « banalisation du mal », il fait la démonstration que l’individu conditionné par les sociétés – fût-ce à son corps défendant – alimente en main-d’œuvre les entreprises de déshumanisation mises en chantier. Et c’est par là qu’il jette une lumière crue sur la sombre expansion d’un champ de ruines : scandale ! car, en dernière extrémité, ces ruines sont d’autant plus révoltantes qu’elles se révèlent ruines mêmes d’hommes décomposés. Pour obtenir ce livre, cliquez ici.
Préface de Franck Buleux Éditons Déterna, 162 pages, 23 €
Cet essai annonce les prochaines œuvres de Drieu, Le Jeune Européen et Genève ou Moscou, dans lesquelles il fera clairement le choix d’une « autre voie », celle de l’Europe. Mesure de la France, tout en proposant des pistes de réflexion, n’en délivre pas moins un message pessimiste : l’Europe n’a pas vécu la « der des der », comme certains, les plus nombreux, aimeraient à le croire, mais la « Première Guerre ». La suite de l’Histoire, avec la IIe Guerre mondiale, lui donnera raison. Pour obtenir ce livre, cliquez ici.
Édité avec le parrainage de la Cie Alain Guénant Éditions Bouquins de Synthèse, 122 pages, 28 €
Depuis 8 ans, le couple Macron est à l’Élysée… Depuis 8 ans, l’impertinent dessinateur Ignace, très apprécié dans les milieux non-conformistes, les traque sans relâche. Environ 400 dessins impitoyables. Tout en couleurs. Pour obtenir ce livre, cliquez ici.
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