|
| |
Le coup d’œil de Philippe Randa
|
|
Les déclarations de Sandrine Rousseau « menacée par l’OAS » (disoute en 1962, dix ans avant sa naissance) à Sébastien Delogu qui affirme s’être battu à l’Assemblée nationale contre cette même OAS qui n’avait guère ressucitée, à ce que l’on sache, 39 ans après qu’il ait lui-même vu le jour en 1987, ont suscité commentaires gênés des uns (à gauche) et sarcasmes des autres (à droite). Comment, mais comment cette extrême gauche peut-elle être aussi inculte, bête et méchante ? Et comment peut-on élire des ânes pareils ? C’est pas Dieu et même Diable possible ! Incultes ? Oui, peut-être… et le rire n’est guère le propre de la gauche, c’est certain. Mais bêtes ? Peut-être, à moins que… À moins qu’il ne s’agisse au contraire d’une statégie – et pourquoi pas ! – qui pourrait porter de juteux fruits électoraux.
|
|
|
|
|
| |
… autant de connaissances historiques, de réflexions politiques et de bon sens qu’une huître…
|
|
D’abord, les moins de 50 ans de nos compatriotes savent-ils tous ce qu’a été l’OAS ? Les moins de 30, sans doute pas hors des cercles de cette droite dite « extrême » ou des familles de pieds-noirs ; les autres, c’est très incertain… Alors pourquoi effrayer le bon peuple avec ces initiales sous-tendant quelques partis ou organisations sans nul doute maléfiques, ô combien ! bien sûr, bien sûr, mais… franchement oubliées ? Parce que les pleurs et malheurs des auto-proclamés martyrs d’une fantasmée OAS au XXIe siècle, ne s’adressent pas forcément à tous les Français, notamment les exécrés « souchiens », mais plus probablement aux Français de fraîches naturalisations, ceux aux origines d’outre-méditerrannée dont une partie est sensibles aux imprécations, insultes et menaces du gouvernement d’Alger qui entretient le spectre de l’armée secrète du général Salan afin que celle-ci hante comme il se doit les conversations de famille, le soir autour du couscous et du coran réunis. Car est-ce faire grand pêché de mépris pour « l’autre » que de suggérer que le nouvel électeur de certaines de nos banlieues devenues si exotiques puisse avoir autant de connaissances historiques, de réflexions politiques et de bon sens qu’une huître… ou que les électeurs bobos des quartiers préservés des grandes villes, ceux-là tout aussi prêt à gober que des hordes de « chemises brunes » ne cessent de courir au pas de l’oie à la poursuite de Sandrine et de Sébastien ? Oui, c’est un pêché ? dont acte… Mais évitons néanmoins de prendre trop à la rigolade et au mépris ces candidats à la pêche aux suffrages ethnico-religieux. Qu’ils soient méchants, c’est une probabilité ; qu’ils soient totalement idiots n’est en rien une certitude. Philippe Randa vient de publier La Macronie à l’agonie, préface de Michel Festivi, Illustrations de Miège, éditions Dualpha, 158 pages, 21 €.
|
|
|
|
|
| |
| |
|
Philippe Randa (présente)Illustrations de Miège Les différents contributeurs de cet ouvrage remettent nombre de pendules à l’heure ; ils nous livrent leurs réflexions, leurs informations et leurs remises en cause de certains dogmes actuels, en appuyant comme il se doit leurs écrits sur des sources parfaitement vérifiables… et non sur des ukases, ce qui changent agréablement des discours habituels sur le sujet. Avec les contributions de : Paul-Louis Beaujour, Francis Bergeron, Christian Bigaut, Franck Buleux, Richard Dessens, Michel Festivi, Philippe Joutier, Didier Lecerf, Patrick Parment, Robert Paturel, Henri Pétry, Bernard Plouvier, Arnaud Raffard de Brienne, Scipion de Salm, Alain Sanders, Guirec Sèvres Éditions Dualpha, 158 pages, 27 €.
|
|
|
|
|
| |
Découvrez les derniers livres parus disponibles sur Francephi.com
Notre avant-guerre Robert Brasillach«Tout dans ce livre étonne», lance d’emblée Alain Lanavère dans sa préface… Tout étonne, bel et bien, à commencer par le fait que Notre avant-guerre est un chef-d’oeuvre de la littérature française, écrit en quelques mois, à partir de septembre 1939, alors que, venant d’avoir trente ans, Brasillach était mobilisé en Alsace. De leur insouciante vie étudiante, ces jeunes gens épris d’art passent insensiblement aux joies de l’écriture, puis à celles du journalisme. À tant interroger l’époque, fatalement, la tentation leur vient d’y jouer un rôle, tandis que fasciste attire, que l’Allemagne hitlérienne inquiète mais fascine et que l’Espagne entre l’Italie en guerre civile. Éditions Les Sept Couleurs, 456 pages, 32€.
Les trois antimaçonnismes Jérôme Rousse-LacordaireCet ouvrage présente les principales thématiques sur lesquelles reposent les accusations contre la franc-maçonnerie : secret, complot, subversion… La franc-maçonnerie est comprise par ses adversaires comme une société secrète perverse et malignement occulte, ayant pour objectif la domination du monde, même si elle fut, peut-être, à l’origine, une institution saine avant d’être dénaturée et détournée de ses fins par des manœuvriers de tous ordres. Des exemples historiques particulièrement significatifs viennent illustrer et éclairer le large panorama de la question. Éditions L'Æncre, 224 pages, 29€.
Le Grand Recueil des chants légionnaires Thierry Bouzard et Gérard EiseléAvec ses partitions spécialement transcrites, ce recueil est le repère patrimonial qui manquait aux chants des légionnaires. La documentation a été puisée aux principales sources, militaires, civiles, universitaires, ainsi que des témoignages. Élaborée dans la continuité de l’édition 2024 du Carnet de chants de la Légion étrangère, cette présentation offre une vision d’ensemble du répertoire des légionnaires, y compris dans les créations récentes, car la mémoire est aussi un combat. Éditions D'un autre ailleurs, 312 pages, 45€.
|
|
|
|