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Les voilà fort marri, Maréchal !
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Le coup d’œil de Philippe Randa (paru sur les sites du Nouveau Présent, d'EuroLibertés et de Synthèse nationale)
L’Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain (ADMP) ayant voulu honorer la mémoire du « vainqueur de Verdun », et non en l’occurence celle du Chef de l’État français qu’il deviendra deux décennies et demie plus tard, le maire de cette petite ville de la Meuse n’a rien trouvé de plus indispensable à faire… que de l’interdire ! Mal lui en pris, le juge des référés du tribunal administratif ayant pour sa part estimé qu’il n’y avait guère de risques de troubles à l’ordre public pour la commune, a aussitôt suspendu l’exécution de son arrêté. Et la messe fut dite.
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un « buzz » inespéré…
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Certes, seule une quinzaine d’adhérents de l’association purent y assiter, bien d’autres qui auraient voulu en être furent étonnemment tenus à l’écart, de même qu’une poignée de manifestants venus vomir leur haine de l’événement. Face à autant de bêtise, autant municipale que politique, on ne peut d’abord que s’étonner qu’une messe puisse encore, de nos jours, en ce premier quart de XXIe siècle affoler, indigner, voire terroriser tant de monde qu’on ait voulu l’interdire. Qui l’aurait crû ? Et pourtant ! On ne peut ensuite que constater, une fois de plus, que vouloir interdire un événement, de quelque nature que ce soit, en excipant de raisons idéologiques, lui donne quasi-systématiquement un retentissement des plus démesuré : l’ADMP n’avait sans doute jamais imaginé, même dans ses rêves les plus fous, provoquer un tel « buzz », comme on dit aujourd’hui.
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le recueillement qu’exige la prière pour les défunts…
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Enfin, d’espiègles internautes n’ont pas manqué l’occasion de diffuser sur les réseaux sociaux la réaction de 4 cardinaux français à la mort du Maréchal Pétain en 1951, à propos, notamment, des messes qui seraient dites à sa mémoire en distinguant l’homme de ses fonctions : « Nous désirons que ces messes, loin de donner lieu à des manifestations politiques, gardent partout la dignité qui convient à des cérémonies religieuses et le recueillement qu’exige la prière pour les défunts. » Ces cardinaux, non des moindres, étaient Achille, card. Liénart, évêque de Lille ; Pierre-Marie, card. Gerlier, évêque de Lyon ; Jules-Géraud, card. Saliège, évêque de Toulouse ; Clément, card. Roques, évêque de Rennes.
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… le témoignage de l'académicien Pierre Benoit…
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Quant aux messes à la mémoire de Philippe Pétain, elles furent innombrables après sa mort… et n’avaient guère, jusqu’alors, suscitées d’indignations ; j’avais notamment eu l’occasion de le rappeler dans les colonnes de la revue Liv’arbitres consacré à l’académicien Pierre Benoit (numéro de novembre 2019)…
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… pour la messe à la mémoire au maréchal Pétain…
J’y écrivais que celui-ci « n’ayant profité d’aucunes faveurs du régime de Vichy » rappelait en 1957 dans un entretien à la Radio-diffusion française avec Paul Guimard (puis publié dans le livre De Kœnigsmark à Montsalvat aux éditions Albin Michel en 1958) qu’il regrettait avec quelque dépit son « manque de curiosité » pour les splendeurs de la capitale française, expliquant qu’« il est affreux de penser que je ne suis revenu que trois fois à Notre-Dame, les deux premières pour les obsèques de mes confrères, le cardinal Baudrillart et Paul Claudel, en service commandé si j’ose dire ; et la troisième pour la messe à la mémoire au maréchal Pétain… » 6 ans après la mort de Philippe Pétain, on pouvait donc encore tenir de tels propos… et les faire publier !
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… les foudres immédiates des ligues de vertu…
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6 ans après la mort de Philippe Pétain, on pouvait donc encore tenir de tels propos… et les faire publier ! J’écrivais que cette confession vaudrait aujourd’hui à l’intéressé, autant qu’à son « complice » intervieweur, les foudres immédiates des ligues de vertu et sans doute un inévitable communiqué de contrition de la Radio… Quant à la publication ultérieure de ses lignes chez un éditeur ayant pignon sur rue (Albin Michel), n’y pensons même pas ! 74 ans plus tard, autre temps, autre mœurs… mais la messe aura tout de même été dite !
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29,00€ TTC Figure majeure du XXe siècle, Henri Philippe Pétain incarne l’un des destins les plus controversés de l’histoire de France. Il est aujourd’hui réduit à une caricature, celle du traître collabo avec le nazisme, sans nuance ni recul. En revanche, ses accomplissements sont souvent jetés aux oubliettes… Valentin Saint-Arnoult ne nie pas les fautes, mais rappelle aussi les actes de courage, de lucidité et de réforme que d’autres préfèrent enterrer. À rebours de l’histoire officielle, Le maréchal Pétain, ce Français méconnu appelle à redécouvrir un acteur militaire et politique replacé dans son époque, avec rigueur et honnêteté.
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Les autres livres pour en savoir plus sur Philippe Pétain
Les grandes heures du général Pétain, Lieutenant-colonel Henri, 264 pages, 31 €. (Pour l'obtenir, cliquez ici) Les Accords secrets Pétain-Churchill (Octobre-novembre 1940), Roland Courtinat, 110 pages, 15 €. (Pour l'obtenir, cliquez ici) Le maréchal Pétain, Georges Suarez, 172 pages, 21 €. (Pour l'obtenir, cliquez ici) Aux côtés du Maréchal Pétain (Souvenirs 1940-1944), Vice-amiral Jean Fernet, 324 pages, 33 €. (Pour l'obtenir, cliquez ici) Pétain et les Allemands, Otto Abetz, 218 pages, 25 €. (Pour l'obtenir, cliquez ici)
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