Pétain et les Allemands

Otto Abetz

25,00

Ce livre apporte bien plus que son titre ne le fait croire. Il s’agit, en effet, de la totalité des rapports rédigés d’octobre 1940 à octobre 1942 par Otto Abetz, spécialiste des questions françaises au ministère des Affaires Étrangères du Reich, puis ambassadeur du Reich en France, des textes qui ne furent pas remaniés par la suite.

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Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Documents pour l'Histoire

Pages

218

Prix

25

Date

10/05/2020

Format

Livre

Isbn/Ean

9782360061259

Description

Mémorandum d’Abetz sur les rapports franco-allemands

Ce livre apporte bien plus que son titre ne le fait croire. Il s’agit, en effet, de la totalité des rapports rédigés d’octobre 1940 à octobre 1942 par Otto Abetz, spécialiste des questions françaises au ministère des Affaires Étrangères du Reich, puis ambassadeur du Reich en France, des textes qui ne furent pas remaniés par la suite.

On y trouve également, en annexe, deux écrits du général (et futur maréchal) Alphonse Juin, concernant son entrevue berlinoise du 20 décembre 1941 avec le Reichsmarschall Herman Goering et le Generalmajor Walter Warlimont, n° 3 de l’OberKommando der Wehrmacht.

La première information qui transparaît de ce recueil d’archives, c’est le rôle d’Abetz en France. À l’évidence, il a reçu pour mission première de diviser la Nation française, naturellement de s’opposer aux anglophiles et, surtout, aux américanophiles, si nombreux à Vichy dans l’entourage du maréchal Philippe Pétain, lui-même germa­nophobe depuis son enfance.

Contrairement au Führer qui se méfie de Pierre Laval – dont il se souvient comme le signataire du pacte militaire franco-soviétique de 1935-36 –, Abetz soutient ce pacifiste, partisan d’une entente politico-économique européenne, qui fut l’élève et le successeur d’Aristide Briand.

Au fil des textes, on rencontre l’Amiral de la Flotte François Darlan, qui dirige jusqu’en avril 1942 un gouvernement de réformateurs intelligents, de techniciens de très haut niveau qui voulaient moderniser le cadre de la vie économique et administrative française : les IVe et Ve Républiques leur donneront raison.

Les memoranda d’Abetz confirment la germanophobie absolue du maréchal Pétain et de Maxime Weygand (et l’on pourrait y ajouter les noms de Charles Noguès et d’Henri Giraud, ainsi que ceux de la quasi-totalité des hauts-fonctionnaires travaillant à Vichy) : tous attendaient, espéraient l’entrée en lice des Nord-Américains.

 

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