Défense de l’Occident

Henri Massis, de l’Académie française

29,00

L’auteur pré­sen­te dès 1926 l’orien­tation de plus en plus extra-européenne de l’Alle­ma­­gne. Il défi­nis­sait ainsi l’un des facteurs fondamentaux de la ré­flexion des années 1920, décennie beaucoup plus riche et beau­coup plus “ouverte” que la dé­cennie suivante et l’affrontement des totalitarismes avec les démocra­ties…

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Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Témoignages pour l'Histoire

Pages

298

Prix

29

Date

10/07/2021

Format

Livre

Isbn/Ean

9782368760697

Description

« À sa parution, en 1926, ce livre de Henri Massis eut un cer­tain écho. À l’aide de conceptions élaborées, mais claires, et avec une documentation prodigieuse en citations et références, il pré­sen­tait clairement et substantiellement un problème fonda­mental : l’orien­tation de plus en plus extra-européenne de l’Alle­ma­­gne, ses accointances grandissantes avec des mouvements ve­nus de l’Est, com­me le bolchevisme et l’irrationnalisme asia­tique. Massis défi­nis­sait l’un des facteurs fondamentaux de la ré­flexion des années 1920, décennie beaucoup plus riche et beau­coup plus “ouverte” que la dé­cennie suivante, figée dans l’anta­gonisme conceptuel des idéo­logies, avec les totalitarismes et leur affrontement avec les démocra­ties qui allaient déboucher sur la guerre » (www.dedefensa.org).

Extrait d’un texte de Thierry Giaccardi, est paru sur le site du Cercle Jeune France à l’été 2007, publié sur maurrassianna.free.fr : « L’ouvrage commençait par cette célèbre phrase : “Le destin de la civilisation d’Occident, le destin de l’homme tout court, sont aujourd’hui menacés”. On peut sans doute trouver aujourd’hui ce genre de déclarations péremptoires, tant du point de vue de la forme que de celui du fond. Néanmoins l’ouvrage eut un reten­tissement certain durant les années de l’entre-deux-guerres, et il serait regrettable que nous ne lui accordions pas l’attention qu’il mérite en ce début de siècle (…)

Massis s’intéresse à tous les dangers qui pourraient affaiblir l’Eu­rope. Il affirme avec une certaine solennité : “Nous ne mécon­nais­sons pas pour autant les menaces mortelles qui pèsent sur l’Europe”.

Or, selon lui, les hommes d’esprit sont mieux préparés que les gouvernants. Ces derniers semblent ne prendre conscience des menaces qu’après que celles-ci sont devenues des dangers im­mi­nents. D’où ce jugement : “Les gouvernants eux-mêmes, si dénués d’imagination qu’on les suppose, si enclins qu’ils soient à méconnaître les réalités spirituelles, à ne pas tenir compte de ces crises de senti­ments et d’idées qui s’élaborent au plus intime des âmes où les grands changements historiques se préparent et s’annoncent, les gouvernants semblent soudain s’apercevoir du danger.”

En revanche, les hommes d’esprit qui se livrent aux médita­tions et qui connaissent les “réalités spirituelles” seraient les mieux préparés : c’est une affirmation radicale. Comment Massis définit-il ces hommes d’esprit ? Comme des “observa­teurs, atten­tifs aux accords des idées et des faits, (qui) ont pu justement tirer (ces prévisions trop précises) de l’expérience, de la nature des choses et des analogies de l’histoire”. »

 

Henri Massis (1886-1970) est un essayiste français, critique littéraire et historien de la littérature. Il s’est longuement consacré au journalisme, faisant ses débuts à L’Opinion avant d’être rédacteur en chef à la Revue universelle de 1920 à 1936, puis directeur de ce même journal de 1936 à 1944. La revue s’installe à Vichy en 1940 et y défend la collaboration. Durant la IIe Guerre mondiale, Henri Massis, membre du Conseil national mis en place par Vichy, obtient la Francisque. Son nom figure dans la Liste des écrivains indésirables dressée par le Comité National des écrivains en 1944. Néanmoins, en retrait, il échappe à l’Épuration. Après la guerre, il se consacre en particulier à des études biographiques, s’intéressant entre autres à Renan, Barrès, Proust et Salazar.

Le 19 mai 1960, il est élu membre de l’Académie française.