Esquisse du cogito et du perspectivisme

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La pensée philosophique connaît deux courants : le dogmatisme et le criticisme. Le premier, en vertu d’une autorité, ou en posant souverainement des principes intangibles, ou encore en les introduisant subrepticement, bâtit des systèmes sans se préoccuper outre mesure de la légitimité des prémisses et sans s’inquiéter de savoir si le dit système conviendra ou non à ceux qui en seront affligés : le système dogmatique ressemble au lit où le géant Procuste allongeait ou raccourcissait les passants trop petits ou trop grands. L’auteur croit avoir, en bref, assez opposé les deux courants pour qu’on aperçoive leur antagonisme et la nécessité à chaque instant de choisir entre les deux. Certes, un même philosophe, et Descartes en est l’exemple typique, peut relever de l’un et de l’autre, mais cela à des moments différents. Le lecteur, au début de ce livre, se voit placé devant un choix semblable, car nous allons suivre un itinéraire critique.

Description

La pensée philosophique connaît deux courants : le dogmatisme et le criticisme. Le premier, en vertu d’une autorité, ou en posant souverainement des principes intangibles, ou encore en les introduisant subrepticement, bâtit des systèmes sans se préoccuper outre mesure de la légitimité des prémisses et sans s’inquiéter de savoir si le dit système conviendra ou non à ceux qui en seront affligés : le système dogmatique ressemble au lit où le géant Procuste allongeait ou raccourcissait les passants trop petits ou trop grands.

Le doute méthodique et les quatre préceptes cartésiens, soit la clarté, la division des difficultés, la progression du simple au composé, les dénombrements complets, constituent un instrument d’analyse irremplaçable.

Le criticisme exige de chaque certitude ses lettres de créance ; il s’occupe à déterminer de degré et la sphère de validité des « certitudes ». De même que, dans un syllogisme, la conclusion est en général moins sûre que la majeure (vu le doute apporté par la mineure), de même le criticisme subordonnera la validité des différents systèmes à celle de leurs principes. Puis il passera à l’examen de ces principes par une mise en doute progressive des opinions reçues. En cela, le criticisme est un mouvement sceptique.

L’auteur croit avoir, en bref, assez opposé les deux courants pour qu’on aperçoive leur antagonisme et la nécessité à chaque instant de choisir entre les deux. Certes, un même philosophe, et Descartes en est l’exemple typique, peut relever de l’un et de l’autre, mais cela à des moments différents. Le lecteur, au début de ce livre, se voit placé devant un choix semblable, car nous allons suivre un itinéraire critique.

Attention : ce livre s’adresse à un lecteur averti dans une réflexion philosophique approfondie.

 

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Gaston-Armand Amaudruz (1920-2018), co-fondateur du mensuel Le Courrier du continent, s’intéresse très tôt aux problèmes liés aux théories de la connaissance. Il a fondé en 1969 avec Jacques de Mahieu l’« Institut supérieur des sciences psychosomatiques, biologiques et raciales du Québec. »

Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Méandres

Pages

274

Prix

31

Date

10/05/2021

Format

Livre

Isbn/Ean

9782368760574