Le Corps diplomatique à Vichy (1940-1944)

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Dans sa presque totalité, le Corps diplomatique suivit le gouvernement français dans son repli en juin 1940 et se retrouva avec lui à Vichy début juillet. La plupart des chefs de missions diplomatiques, qu’ils aient été nommés à Paris, ou après l’installation à Vichy, étaient des personnages de premier plan. À mesure que Allemagne perdait du terrain, à partir de la fin 1942, le Corps diplomatique vit son importance numérique diminuer, mais il tint son rang, sous la direction avisée du nonce apostolique, jusqu’à la fin.

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Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Vérités pour l'Histoire

Pages

450

Prix

37

Date

10/03/2019

Format

Livre

Isbn/Ean

9782353744220

Description

Dans sa presque totalité, le Corps diplomatique suivit le gouvernement français dans son repli en juin 1940 et se retrouva avec lui à Vichy début juillet. La plupart des chefs de missions diplomatiques, qu’ils aient été nommés à Paris, ou après l’installation à Vichy, étaient des personnages de premier plan.

Ainsi peut-on citer : le prince Shah Wali Khan (Afghanistan), S. I. Patino (Bolivie), L. de Souza Dantas (Brésil), Wellington Koo (Chine), M. Fakhry pacha (Égypte), J. F. de Lequerica (Espagne), W. D. Leahy (États-Unis), F. Garcia Calderon (Pérou), Bogomolov (URSS), Pouritch (Yougoslavie) ; les deux ministres successif du Portugal, les trois ministres de la Hongrie, les trois du Japon… On y compta sept brillants intellectuels. Ces personnages, dont plusieurs étaient très francophiles et très peu germanophiles, comptèrent beaucoup à divers points de vue dans la société vichyssoise au cours de ces années 1940-1944, surtout au début.

À mesure que Allemagne perdait du terrain, à partir de la fin 1942, le Corps diplomatique vit son importance numérique diminuer, mais il tint son rang, sous la direction avisée du nonce apostolique, jusqu’à la fin. En août 1944, ce dernier et le ministre de Suisse Walter Stucki furent choisis par le maréchal Pétain pour être les témoins de ses derniers actes. Et Stucki joua un rôle prépondérant aux alentours de la Libération en s’imposant pour maintenir l’ordre dans la capitale provisoire. Le fait que les nations étrangères aient maintenu ou nommé à Vichy de tels diplomates montrent l’importance qu’il attachaient au gouvernement de l’État français.

À l’inverse on doit constater que le gouvernement formé par le général De Gaulle dut attendre après la libération de la France pour se faire admettre dans le concert des nations : c’est seulement le 23 septembre 1944 qu’on apprit que le président Roosevelt avait enfin consenti à ce qu’un ambassadeur américain représente les États-Unis auprès des autorités françaises de fait qui ont leur siège à Paris ; et la reconnaissance officielle n’intervint qu’un mois plus tard. C’est dire l’intérêt de rappeler le souvenir de ce haut personnel diplomatique, afin de porter un jugement éclairé sur le gouvernement de l’État français.

(Les représentants de Allemagne et de l’Italie à Vichy ont été traités à part).

L’auteur, nommé à la Bibliothèque nationale d’Alger dans un poste de bibliothécaire-adjoint en août 1957, a passé près de cinq ans dans cette ville, jusqu’à son retour en France en juin 1962. Il a terminé sa carrière en septembre 1989 comme conservateur à la Bibliothèque universitaire de santé de Clermont-Ferrand.

 

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Bibliographie de la Guerre d’Algérie (1954-1962), volume 1, 2011
Bibliographie de la Guerre d’Algérie (1954-1962) volume 2, 2016
Bibliographie de la Guerre d’Algérie (1954-1962) volume 3, 2018
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