Les Trois Cousines en Indochine

19,00

Dominique Féger, née d’une mère eurasienne et d’un père militaire français raconte sa quête d’identité entre deux cultures. Cette Eurasienne retrace le parcours de ses parents, dont la mère était vietnamienne et le père était un militaire affecté en Indochine après la IIe Guerre mondiale. Ce retour aux sources, elle le raconte avec délice et infiniment de pudeur. Ce parcours, c’était aussi celui de centaine des familles qui ont séjourné au CAFI.

Description

Ne vous laissez pas prendre par le titre qui peut sembler anodin, voire simplement touristique. Il s’agit, en fait, d’une quête d’identité toute empreinte de piété filiale. Propre à parler à tous ceux qui ont gardé l’Indochine, notre Indochine, au cœur. C’est donc un récit autobiographique. Dominique Féger est née en 1954 (et cette date n’est pas anecdotique) en Bretagne. Dans une famille de neuf enfants, huit garçons et une mouflette, Dominique. Son père Yves, militaire de son état, avait été affecté en Indochine après la Seconde Guerre mondiale. Un coup de foudre. Le « mal jaune ».

En 2010, Dominique Féger n’y tient plus ! Elle se rend au Tonkin retrouver la branche vietnamienne de sa famille. Plus vous enfouissez vos racines, plus elles vous collent à la peau. Au retour, après avoir vécu des moments extraordinaires, elle se lance dans l’écriture de ce récit autobiographique dans lequel se mêlent ses aventures au Vietnam, ses expériences paranormales et ses espoirs…

« J’avais dix ans, je m’en souviens comme si c’était hier :

– Dis, maman, raconte-moi l’Indochine ! Dis, maman, peut-être que tu as encore de la famille là-bas ! Dis, maman, peut-être que ta mère et ta sœur ne sont pas mortes ?…

Maman, agacée, me faisait toujours les mêmes réponses :

– Je t’ai déjà dit qu’ils sont tous morts ! Et d’abord, je n’ai pas eu de sœur ! (…) Quand j’ai eu six ans, ma mère, m’a abandonnée chez un oncle. Il habitait dans les montagnes. Là-haut, je gardais le buffle, je poussais la charrue, je plantais le riz (…). J’étais fatiguée, et j’avais si faim ! La femme de l’oncle ne m’aimait pas parce que j’étais métisse. Souvent elle refusait de me donner à manger (…). Je n’ai pas eu de mère, je n’ai pas eu de père, je ne sais pas lire, je ne sais pas écrire… »

 

« Fille de Laï, une Tonkinoise, et de Yves, un militaire français qui, en 1945, fit partie de la “Colonne Alessandri” qui rejoignit la Chine et les forces alliées pour échapper aux Japonais, Dominique Féger veut retrouver ses origines tonkinoises, remplir les vides de l’existence de sa mère, savoir qui étaient ses grands-parents maternels : Liem, sa grandmère, et son grand-père, un militaire dont personne ne connaît la vie, ses origines. Alors, en 2010, Dominique part au Vietnam avec ses deux cousines.

Nous la suivrons de la baie d’Halong à Cao-Bang à la recherche de ses racines vietnamiennes, découvrant le pays de ses ancêtres, prenant contact avec les membres de sa famille tonkinoise, retrouvant les traces de sa grand-mère. Tout au long de son périple, elle sera soumise à des expériences paranormales dont elle aura beaucoup de mal à se défaire. Et puis, elle aussi attrapera ce « Mal jaune » que tant d’hommes et de femmes ont connu là-bas.

Mais aura-t-elle obtenu toutes les réponses à ses questions ?

L’histoire n’est peut-être pas terminée » (Mémoires d’Empire).

Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Impertinences

Pages

181

Prix

19

Date

10/10/2017

Format

Livre

Isbn/Ean

9782357910997