La piraterie barbaresque en Méditerranée XVIe-XIXe siècle

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Piraterie barbaresque

La piraterie barbaresque en Méditerranée XVIe-XIXe siècle

Roland Courtinat

35,00  TTC

La piraterie barbaresque est d’abord et avant tout un Djihâd maritime, justifié par les guerres de prééminence religieuse entre l’islam et la chrétienté. La piraterie barbaresque, comme la piraterie chrétienne, s’intègre dans le contexte des opérations guerrières menées de part et d’autre. C’est par la suite que les écumeurs des mers saisissent tout le profit que la Méditerranée peut leur apporter, car elle est un champ d’action propice aux rapines, à la traite des femmes, au trafic des esclaves.

Information Complémentaire

Genre

Histoire générale

Collection

Vérités pour l’Histoire

Auteur

Roland Courtinat

Description du produit

Préface d’Évelyne Joyaux.

La piraterie barbaresque est d’abord et avant tout un Djihâd maritime, justifié par les guerres de prééminence religieuse entre l’islam et la chrétienté. La piraterie barbaresque, comme la piraterie chrétienne, s’intègre dans le contexte des opérations guerrières menées de part et d’autre. C’est par la suite que les écumeurs des mers saisissent tout le profit que la Méditerranée peut leur apporter, car elle est un champ d’action propice aux rapines, à la traite des femmes, au trafic des esclaves.

Pour les pirates maures, au début, la piraterie est plus une forme de djihâd, une sorte de guerre sainte maritime contre les chrétiens qu’une source de profits. J’en apporte les preuves. Ce n’est que plus tard, sous l’impulsion des Turcs, que la piraterie deviendra brigandage et les soldats de l’islam des pirates. L’essor pris par la piraterie étant devenu redoutable, les pirates s’associent entre eux, puis avec le souverain turc d’Alger. C’est l’ère de la piraterie barbaresque. Avec l’accord du souverain concerné, la piraterie devient alors une guerre maritime de prééminence religieuse entre l’islam et la chrétienté. Mais ce n’est pas la seule motivation, car apparaît aussi la notion de profit. La Régence d’Alger ne possède aucune économie publique et ne peut subsister que par la piraterie qui lui procure l’équilibre de son budget par la vente des marchandises capturées sur les navires arraisonnés, et, bien sûr, la vente des esclaves.

De jour comme de nuit, sans trêve et sans relâche, les raïs d’Alger sillonnent toutes les mers à bord de leurs navires. Leur haine des chrétiens aboutit impitoyablement à une impressionnante série de coups de mains, de harcèlement contre les convois maritimes de transport de troupes et de pèlerins chrétiens à partir des côtes de Barbarie. Au-delà de la piraterie proprement dite, ce nid de vipères qu’était Alger attirait les trafiquants sans scrupule qui se chargeaient du rachat à vil prix des cargaisons capturées et des victimes infortunées qui finissaient aux fers sur les bancs de chiourme, au bagne et vendues au plus offrant sur le marché des esclaves.

Il n’y a pas d’esclavage sans piraterie. Le pirate fait des prisonniers qu’il vend ensuite sur le marché des esclaves ou qu’il garde dans sa part de prise pour compléter les rameurs de sa chiourme. En 1580, de Haëdo estimait à 25 000 le nombre d’esclaves chrétiens détenus à Alger. Le père trinitaire Dan en dénombrait 30 000 en 1634. Qui le rappelle de nos jours ?

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