L’Empreinte de la terre. Un pionnier de l’Algérie française raconte

20,00

Ce n’est pas, ici, une autobiographie d’auteur, c’est le récit de vie d’un de ceux qu’on a appelé les colons d’Algérie (gros de préférence, avec 8 ha au départ), un homme de la terre, un pionnier, appelé Bled le bien-nommé. Cette vie dans la campagne profonde va être marquée totalement au contact d’une population d’autochtone, des environs de Mascara. Sous la plume poétique d’Alain Jund, se déroule, en effet, la vie de Paul Barthez surnommé Bled, issu d’une famille protestante de la vallée du Tarn, venue avec d’autres, coloniser le village de Dombasle au début du XXe siècle. Ces parpaillots endurcis par le respect d’une religion stricte et une rude vie de paysans souvent persécutés, eurent envie, comme d’autres à l’époque, d’aller vivre sous d’autres cieux. C’est ainsi que ces familles du Sud-Ouest arrivèrent à Oran.

Description

Textes de Paul Barthez

L’homme, nommé Paul et prénommé Bled, prend la plume au crépuscule de sa vie. Ses parents avaient traversé la mer pour créer un nouveau pays : l’Algérie.

Plus d’un siècle plus tard, la famille reviendra sur la terre d’origine en métropole. Et les petits-enfants émigreront vers d’autres pays.

L’homme sera transformé, changé, confronté à des mœurs, à d’autres cultures, il sera d’Occident et d’Orient.

Intégré et bilingue, il aura réussi, comme ses frères et sœurs venant d’ailleurs, à se créer une place sur cette terre.

Il raconte sa vie, avec des mots qui touchent au cœur, avec des histoires intemporelles de sagesse et d’humour.

Venez faire un tour avec lui, partager ses découvertes, songer ensemble, avec un brin de rêve.

Comme d’autres, dont il est ici le porte-drapeau, il aura montré beaucoup de courage, une volonté d’airain, un brin de fantaisie, une vision pacifiée du monde, et aura transmis sa force à ses descendants.

Découvrez, en le lisant, le lien mémoriel qui nous rattache invisiblement au respect des générations passées.

À son retour, il aura gardé l’empreinte de sa terre de naissance, laissé la trace de son passage et le racontera comme le songe d’un conte initiatique qu’il nous fait partager dés la première ligne.

 

« Ce n’est pas, ici, une autobiographie d’auteur, c’est le récit de vie d’un de ceux qu’on a appelé les colons d’Algérie (gros de préférence, avec 8 ha au départ), un homme de la terre, un pionnier, appelé Bled le bien-nommé. Cette vie dans la campagne profonde va être marquée totalement au contact d’une population d’autochtone, des environs de Mascara. Sous la plume poétique d’Alain Jund, se déroule, en effet, la vie de Paul Barthez surnommé Bled, issu d’une famille protestante de la vallée du Tarn, venue avec d’autres, coloniser le village de Dombasle au début du XXe siècle. Ces parpaillots endurcis par le respect d’une religion stricte et une rude vie de paysans souvent persécutés, eurent envie, comme d’autres à l’époque, d’aller vivre sous d’autres cieux. C’est ainsi que ces familles du Sud-Ouest arrivèrent à Oran.

Un éclairage historique préalable situe cet état barbaresque devenu Algérie par la France depuis 1839. Renseigné par les écrits de Bled, Alain Jund nous apprend bien des détails de la vie de ces pionniers, autant de souvenirs vivaces et de témoignages propres à étayer l’histoire. L’état des lieux et des hommes ne laisse aucun doute sur les efforts qu’eurent à fournir les arrivants. Le courage et la solidarité firent s’élever bientôt, mais avec combien de peines, des constructions et des cultures jusqu’à une modernisation exemplaire grâce à l’essor de la vigne.

L’enfance de Paul, né sur cette terre, laisse percevoir une osmose avec la population locale, par la langue, la connaissance de la population indigène, ses habitudes de vie, ses coutumes alimentaires et religieuses. Tous les gestes ont leur traduction en arabe.

Le colon connaît tout et les connaît tous, les plus pauvres, les plus aisés, leurs gestes, leur habillement, leurs réactions. Confronté en permanence à ces mœurs orientales, il subit l’empreinte profonde de la terre et de son environnement jusqu’à en subir le mimétisme. Pour mieux entrer dans cet Orient méditerranéen, l’auteur glisse çà et là, une histoire de Djeha, ce héros cher à Paul, naïf, sage et un peu fou. Il en tire des commentaires pleins de bon sens. Pourtant, une réalité plus cruelle impose sa loi.

L’implication dans les guerres, la première surtout, mentionnée avec des détails peu connus, puis viennent, après 1945, les signes alarmants d’une déstabilisation du pays par des éléments étrangers, travail de sape qui aboutira au départ de ceux qui vécurent pendant des décennies au plus près de la population. Après 1962, Bled retrouvera le sol français et finira ses jours dans le Sud-Ouest.

Il laissera aux siens un exemple de courage et des valeurs qui les marqueront. Tous ceux qui ont vécu dans la campagne algérienne se reconnaîtront dans ce récit émouvant et très évocateur et réaliste, d’un passé présenté avec originalité et talent) (M.-J. G., L’Algérianiste).

 

Du même auteur,
chez le même éditeur

L’Empreinte de la terre. Un pionnier de l’Algérie française raconte
La Nuit venait de tomber

Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Impertinences

Pages

188

Prix

20

Format

Livre

Isbn/Ean

9782357911123