Description
Le réveil du « chameau »
L’islam exerce aujourd’hui une séduction, alors qu’il est le plus souvent méconnu.
Déjà, à la fin du XIXe siècle, Friedrich Nietzsche pourtant classé comme « anarchiste de droite » semblait fasciné par cette culture alors qu’il la connaissait très mal.
Dans L’Antéchrist (1888), réquisitoire au sous-titre blasphématoire « Malédiction sur le christianisme », il achève son œuvre par une apologie de l’islam : il écrit : « Si l’Islam méprise le Christianisme, il a mille fois raison. »
C’est ce rapport surprenant avec l’Islam qui a conduit Isabelle Laraque à relire Nietzsche « à la force du présent », redécouvrant son idole de jeunesse dans un contexte socio-politique beaucoup plus hostile.
Si, à priori, tout oppose Nietzsche et l’islam, il convient de dégager plusieurs convergences : haine de la raison, éloge de la pureté comme de la cruauté, apologie de la guerre et de la mort.
Friedrich Nietzsche s’est montré visionnaire pour le XXe siècle et le XXIe siècle : l’Europe en proie à la décadence marche vers la catastrophe. Quel rôle assignerait-il alors à l’islam ? Freiner ou accélérer l’effondrement final ?







