Alexis Carrel

Ses thèses eugénistes, ses liens avec Philippe Pétain, avec Char­les Lindbergh, compa­gnon d’antisémitisme d’Henry Ford et soutien politique du nazisme, et surtout un extrait d’une traduction de la préface à l’édition allemande de L’Hom­me, cet in­connu, ten­draient, selon certains, à confirmer un soutien d’Alexis Carrel aux politiques na­zies.

Description

Chirurgien et biologiste français, Lauréat du prix Nobel de physiologie et de médecine en 1912, Alexis Carrel s’est fait mondialement connaître par la publication de L’Homme, cet inconnu en 1935.

Il se convertit au catholicisme et plaida notamment pour l’eu­génisme, ainsi que pour une politique nataliste. Il adhéra au Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot et, en 1941, rencontra le Mal Pétain qui le nomma « ré­gent » de la Fondation française pour l’étude des problèmes hu­­mains chargée de « l’étude, sous tous ses as­pects, des me­su­res les plus propres à sauvegarder, améliorer et dévelop­per la population française dans toutes ses activité. »

La Fondation, fonctionnant de manière autonome, sans lien avec les autorités (elle accueillait Collaborateurs et Résistants), fut notamment à l’origine de la loi instaurant la médecine du travail, le certificat prénuptial (loi du 16 décembre 1942) et le livret scolaire. Elle se livra à des tra­vaux sur la démographie, sur la nutrition (Jean Sutter), sur l’habitat et aux premières enquêtes par sondage.

En 1944, Carrel refusa le poste d’ambassadeur de France à Berne, invoquant sa santé défaillante.

Il fut suspendu de ses fonctions le 21 août 1944, tandis que la Fondation fut dissoute. Après une grave attaque car­diaque, il décèda en novembre de la même année.

Haineuse diabolisation !

Ses thèses eugénistes, ses liens avec Philippe Pétain, avec Char­les Lindbergh, compagnon d’antisémitisme d’Henry Ford et soutien politique du nazisme, et surtout un extrait d’une traduction de la préface à l’édition allemande de L’Hom­me, cet inconnu, en 1936 : « En Allemagne, le gouver­ne­ment a pris des mesures énergiques contre l’augmentation des minorités, des aliénés, des criminels. La situation idéale serait que chaque individu de cette sorte soit éliminé quand il s’est montré dangereux » tendraient, selon certains auteurs, à confirmer un soutien d’Alexis Carrel aux politiques na­zies.

À la suite de pétitions lancées pour certaines par des mouvements d’extrême gauche et antiracistes, la faculté de médecine de l’Université Lyon I Alexis-Carrel – faisant par­tie de l’Uni­ver­sité Claude-Bernard – fut rebaptisée en 1996 et plusieurs noms de rues de municipalités portant son nom furent débaptisées.

Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Documents pour l'Histoire

Pages

324

Prix

31

Date

10/02/2012

Format

Livre

Isbn/Ean

9782360060399