Documents pour la révision du procès Pétain

Philippe Randa (présente)

21,00

Préface de Jacques Isorni et Jean Lemaire (avocats à la Cour).

Le Maréchal qui ne sollicita aucune grâce, n’a jamais accepté sa condamnation. Le procès du Maréchal avait été véritablement improvisé. L’instruction n’était pas faite. Ses défenseurs ont vainement protesté contre ses lacunes. Le désir d’aller vite avait dominé celui de découvrir la vérité. La révision de la condamnation du Maréchal sera importante non seulement au point de vue judiciaire, mais au point de vue national.

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Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Documents pour l'Histoire

Pages

152

Prix

21

Date

10/01/2020

Format

Livre

Isbn/Ean

9782360061235

Description

Préface de Jacques Isorni et Jean Lemaire (avocats à la Cour).

« Maintenant que mon sacrifice est consommé, ils pourront dire ou faire ce qu’ils voudront. Que m’importe. »

Le 15 août 1945, à quatre heures vingt du matin, après trois semaines de débats, le Maréchal de France Philippe Pétain, chef de l’État français, s’entendait condamner à la peine de mort par une Haute Cour de Justice provisoire, sans caractère constitutionnel, pour avoir « entretenu des intelligences avec l’Allemagne, puissance en guerre avec la France, en vue de favoriser les entreprises avec (sic) l’ennemi. »

Peu de temps après, sa peine était commuée en « détention perpétuelle », peine qui n’est d’ailleurs inscrite dans aucun article du code, inventée pour lui sans doute, et qu’il subit à la forteresse de l’Île d’Yeu, alors qu’il est âgé de quatre-vingt-douze ans, avec une sérénité et une grandeur d’âme qui constituent un des plus nobles témoignages d’humanité.

Le Maréchal qui ne sollicita aucune grâce, n’a jamais accepté sa condamnation.

Devant la Haute Cour, il avait déclaré qu’à tout jugement de condamnation répondrait celui de Dieu et de la postérité et qu’il s’en remettait à la France.

Depuis le procès, des documents nouveaux et des souvenirs ont été publiés à travers le monde. Le public n’en a pas perçu l’écho ou à peine. La presse presque toute entière les a ignorés. Les historiens les négligent provisoirement. Parce qu’une conscience inquiète, l’intérêt et la pusillanimité interdisent à beaucoup de reconnaître d’une manière ouverte la réalité.

Le procès du Maréchal avait été véritablement improvisé. L’instruction n’était pas faite. Ses défenseurs ont vainement protesté contre ses lacunes. Le désir d’aller vite avait dominé celui de découvrir la vérité.

La révision de la condamnation du Maréchal sera importante non seulement au point de vue judiciaire, mais au point de vue national.