Les socialistes dans la Collaboration. De Jaurès à Hitler

Jean-Claude Valla

23,00

Ce sont des hommes de gauche qui, les premiers, se sont ralliés à la Collaboration, de façon spontanée et sans états d’âme, à un moment où la plupart des hommes de droite, pétris de mar­rassisme, hésitaient encore sur la conduite à tenir. Comment des disciples de Jean Jaurès qui avaient milité avant la guerre à la ligue des droits de l’homme ou au Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, ont-ils pu devenir les hérauts du « Nouvel Ordre Européen » ?


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Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Les Cahiers Libres d’Histoire

Pages

206

Prix

23

Date

10/04/2015

Format

Livre

Isbn/Ean

9782353742851

Description

Si l’on admet l’existence d’une gauche collaborationniste, on s’efforce en général d’en sous-estimer l’importance. Une légende tenace veut que le collaborationnisme ait été d’abord et surtout un phénomène de droite. Pourtant, ce sont des hommes de gauche qui, les premiers, se sont ralliés à la Collaboration, de façon spontanée et sans états d’âme, à un moment où la plupart des hommes de droite, pétris de maurrassisme, hésitaient encore sur la conduite à tenir. Marcel Déat est emblématique de cette attitude, qui souhai­tait, dès le 5 juillet 1940, « une France intégrée à l’Europe nouvelle » et une « collaboration » qui ne soit « ni une nécessité matérielle, ni un expédient provisoire, mais une doctrine fondamentale. »

Cet ancien député socialiste, devenu le chef de file des néo-socialistes, est parvenu, au sein du Rassem­ble­ment national populaire (RNP), à réunir les deux cou­rants que la scission de 1933 avait séparés. Il fut, aux yeux d’Otto Abetz, « l’un des plus remarquables pionniers intellectuels de la collaboration avec l’Allemagne. »

Fidèle jusqu’au bout à ses engagements, il se déclarait prêt, en juin 1944, à solliciter « l’honneur de combattre sous l’uniforme de la Waffen SS. »

Comment des disciples de Jean Jaurès, qui avaient milité avant la guerre à la Ligue des droits de l’homme ou au Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, ont-ils pu devenir les hérauts du « nouvel ordre européen » ? Le traumatisme de la Grande Guerre et le pacifisme n’expliquent pas tout : par ses réussites sociales, l’Allemagne hitlérienne a fasciné bon nombre de déçus du Front populaire. Claude Jamet, l’un des moins exaltés de ces collaborationnistes de gauche, écrivait en 1942 : « Dans le national-socialisme, après tout, il y a du socialisme ; il y a, peut-être le Socia­lisme. »

Jean-Claude Valla (1944-2010), journaliste et historien, a été tour à tour journaliste à Valeurs actuelles, secrétaire général du GRECE (Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne), rédacteur en chef d’Éléments pour la civilisation européenne, directeur de la rédaction du Figaro Magazine, de Magazine Hebdo, puis de la Lettre de Magazine hebdo et de Minute. Collaborateur d’Historia, il a publié une douzaine de livres et fondé en 2000 les « Cahiers Libres d’Histoire ».

Du même auteur
chez le même éditeur
collection « Les Cahiers Libres d’Histoire »

La Cagoule 1936-1937, n°1, 2000 ; 2e éd. 2010
L’extrême droite dans la Résistance, n°2 et 3, 2000 ; 2e éd. 2010
Le pacte germano-sioniste (7 août 1933), n°4, 2001 ; 2e éd. 2013
La gauche pétainiste, n° 5 et 6, 2001 : 2e éd. en 1 seul volume, 2017
La France sous les bombes américaines (1942-1945), n°7, 2001 ; 2e éd. 2017
Ces Juifs de France qui ont collaboré, n°8, 2002 ; 2e éd. 2010
La Milice – Lyon 1943-1944, n°9, 2002 ; 2e éd. 2011
Ledesma Ramos et la Phalange espagnole, n°10, 2003 ; 2e éd. 2013
Georges Valois, de l’anarcho-syndicalisme au fascisme, n°11, 2003; 2e éd. 2017
La nostalgie de l’empire, n°12, 2004; 2e éd. 2017
Les socialistes dans la Collaboration, n°13-14, 2006 ; 2e éd. 2015