Georges Valois, de l’anarcho-syndicalisme au fascisme

23,00

L’observation des juifs de Russie, la lecture de Nietzsche, la fréquentation de Sorel et la découverte de Maurras vont métamorphoser Georges Valois. Rallié à l’Action française, il tente de promouvoir la monarchie auprès des syndicalistes révolutionnaires révulsés par la « république fusilleuse » de Clemenceau. En 1909, il publie une enquête La monarchie et la classe ouvrière et, en 1911, s’associe à Édouard Berth, ami de Sorel, pour lancer le Cercle Proudhon.

Disponible – En stock

Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Les Cahiers Libres d’Histoire

Pages

116

Prix

23

Date

10/12/2017

Format

Livre

Isbn/Ean

9782353743568

Description

Ce livre n’est pas l’histoire du Faisceau, le premier parti fasciste français, créé par Georges Valois en 1925, mais celle du cheminement intellectuel de son fondateur : comment un homme élevé dans la plus stricte tradition républicaine, acquis très jeune aux idées anarchistes et convaincu de l’innocence de Dreyfus, a-t-il pu évoluer vers l’antisémitisme, le monarchisme et le fascisme ?

À dix-sept ans – « l’âge, dira-t-il, où les fils de bourgeois ne voyagent qu’avec leur maman » –, Valois s’est embarqué pour Singapour. Revenu en France dix-huit mois plus tard, il est entré dans les cercles anarchistes où il a côtoyé les pionniers du syndicalisme révolutionnaire et fait la connaissance de leur théoricien, Georges Sorel.

À vingt-trois ans, il est parti en Russie comme précepteur dans une famille de vieille aristocratie, dont l’ouverture d’esprit a ébranlé ses convictions.

L’observation des communautés juives de Russie, la lecture de Nietzsche, la fréquentation de Sorel et la découverte de Maurras vont le métamorphoser. Rallié à l’Action fran­çaise, il tente de promouvoir la monarchie auprès des syndicalistes révolutionnaires révulsés par la « république fusil­leuse » de Clemenceau. En 1909 il publie une enquête sur La monarchie et la classe ouvrière et, en décembre 1911, il s’associe à Édouard Berth, ami de Sorel, pour lancer le Cercle Proudhon, tandis que Sorel lui-même, qui avait été le principal disciple de Marx en France, crée un hebdomadaire, L’Indépendance, pour dénoncer les méfaits de la démocratie.

Le Faisceau sera l’aboutissement – fragile et éphémère – de cette évolution, avant que Valois ne renoue avec ses idées de jeunesse. Mort en déportation le 18 février 1945, il échappe à toutes les grilles de lecture manichéennes dont notre époque est friande.

 

Jean-Claude Valla (1944-2010), journaliste et historien, a été tour à tour journaliste à Valeurs actuelles, secrétaire général du GRECE (Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne), rédacteur en chef d’Éléments pour la civilisation européenne, directeur de la rédaction du Figaro Magazine, de Magazine Hebdo, puis de la Lettre de Magazine hebdo et de Minute. Collaborateur d’Historia, il a publié une douzaine de livres et fondé en 2000 les « Cahiers Libres d’Histoire ».

Du même auteur
chez le même éditeur
collection « Les Cahiers Libres d’Histoire »

La Cagoule 1936-1937, n°1, 2000 ; 2e éd. 2010
L’extrême droite dans la Résistance, n°2 et 3, 2000 ; 2e éd. 2010
Le pacte germano-sioniste (7 août 1933), n°4, 2001 ; 2e éd. 2013
La gauche pétainiste, n° 5 et 6, 2001 : 2e éd. en 1 seul volume, 2017
La France sous les bombes américaines (1942-1945), n°7, 2001 ; 2e éd. 2017
Ces Juifs de France qui ont collaboré, n°8, 2002 ; 2e éd. 2010
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Ledesma Ramos et la Phalange espagnole, n°10, 2003 ; 2e éd. 2013
Georges Valois, de l’anarcho-syndicalisme au fascisme, n°11, 2003; 2e éd. 2017
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