Napoléon et les Juifs

Joseph Lémann

31,00

Franc-Maçon, jacobin, Napoléon avait tout pour plaire aux Juifs. Ils ont favorisé son ascension au pouvoir suprême. En retour, ils attendent de lui qu’il les favorise et, surtout, leur donne une égalité pleine et entière de droits. Les Juifs découvrent avec étonnement que l’Empereur est moins malléable que ne l’avaient été les assemblées révolutionnaires.

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Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Témoignages pour l'Histoire

Pages

304

Prix

31

Date

10/07/2021

Format

Livre

Isbn/Ean

9782368760666

Description

Franc-Maçon, jacobin, Napoléon avait tout pour plaire aux Juifs. Ils ont favorisé son ascension au pouvoir suprême. En retour, ils at­tendent de lui qu’il les favorise et, surtout, leur donne une égalité pleine et entière de droits. Les Juifs décou­vrent avec éton­ne­ment que l’Empereur est moins malléable que ne l’avaient été les assemblées révolution­naires.

Il est vrai que les Juifs sont l’objet de critiques acerbes. L’Empe­reur n’hésite pas à dire au Conseil d’État : « On ne se plaint point des protestants et des catholiques, comme on se plaint des Juifs. C’est que le mal que font les Juifs ne vient pas des individus, mais de la cons­titution même de ce peuple : ce sont des sauterelles et des che­nilles qui ravagent la France. »

Napoléon veut que les Juifs deviennent des citoyens comme les autres. Pour cela, il convoque une assemblée des notables israé­­lites dont les décisions seront adoptées par le Grand Sanhédrin.

Cette décision indigne les chrétiens de toutes confessions. Le Saint Synode fait lire dans toutes les églises de Russie une procla­ma­tion : « Pour achever d’avilir l’Église, Napo­léon a convoqué en France les synagogues juives, rendu aux rabbins leur dignité et fondé un nouveau Grand Sanhédrin hébreu, le même infâme tribunal qui osa condamner à la croix notre Seigneur Jésus Christ. »

Ces « états-généraux » des Juifs que l’Empereur convoque reçoit pour mission de gommer les particularismes israélites afin que cette communauté mal vue des Français se fonde dans la nation pour s’y dissoudre.

Cet ouvrage magistral de Joseph Lémann est le dernier de la série con­sacrée par l’auteur à l’entrée des Israélites dans la société fran­çaise. L’auteur dévoile tous les aspects méconnus de l’étrange face à face où Napoléon, géant de l’histoire humaine, a affronté le peuple juif.

 

Joseph Lémann (1836-1915) était le contraire de ce que l’on ap­pelle aujourd’hui un raciste, voire un anti­­sémite. Juif con­ver­ti devenu prêtre catholique, il con­­sacra toute son exis­tence, jus­­qu’à sa mort en 1915, à tenter de convertir ses anciens co­re­li­gion­naires au chris­tia­nisme. Son œuvre majeure repré­sente le résul­tat de plus de vingt ans de recherches. Avec son frère jumeau monozygote Augustin, il a écrit envi­ron 150 ouvrages, notamment relatifs aux rapports entre le catho­licisme et le judaïsme, et sur le destin spirituel du peuple juif. Les deux frères fondèrent en 1892 le couvent Monastère Notre-Dame-du-Mont-Carmel à Haïfa pour les Carmélites, mais aussi plusieurs orphelinats et des écoles.

 

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