Par ordre du Führer !

Maréchal Wilhelm Keitel

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Dans ses souvenirs. c’est surtout sur lui-même que le Maréchal Wilhelm Keitel porte un jugement objectif alors que la plupart de ses camarades du corps des officiers, et en particulier de l’État-major général, lui ont jeté la pierre en lui faisant grief de n’avoir su empêcher ce qu’eux-mêmes n’ont pu davantage éviter. En tout cas, les mémoires du Maréchal soulèvent quantité de problèmes ; ils touchent à celui, toujours brûlant, de l’articulation du haut-commandement dans les trois armes : terre, mer, air. Problème qui s’apparente à l’organisation de l’État et qui n’a encore jamais été résolu nulle part de façon satisfaisante.

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Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Documents pour l'Histoire

Pages

412

Prix

37

Date

10/11/2019

Format

Livre

Isbn/Ean

9782360061211

Description

Le Tribunal militaire international de Nuremberg a condamné à la peine capitale le Feldmaréchal-général Wilhelm Keitel ; jugé criminel de guerre, il fut pendu haut et court le 16 octobre 1946. Il a dû répondre, à Nuremberg, d’ordres qu’en sa qualité de chef suprême, Hitler avait donnés, mais que lui n’a fait que transmettre.

Le maréchal Keitel devait, dans l’esprit de Hitler, représenter auprès de lui l’ensemble des forces armées. Il portait le titre de chef de l’OKW (chef du commandement de la Wehrmacht), mais cet homme ne détenait, malgré son rang élevé, aucun pouvoir de décision ni de commandement. La position de secrétaire militaire qu’il assuma auprès de Hitler à partir de 1938 était l’une des plus ingrates que l’on pût concevoir. Keitel en a convenu sans réticence au cours de son procès.

Dans ses souvenirs. c’est surtout sur lui-même qu’il porte un jugement objectif alors que la plupart de ses camarades du corps des officiers, et en particulier de l’État-major général, lui ont jeté la pierre en lui faisant grief de n’avoir su empêcher ce qu’eux-mêmes n’ont pu davantage éviter.

Reste à savoir si, en de telles matières, seul le Juge suprême est compétent, ou si des juges humains ont qualité pour en décider.

En tout cas, les mémoires du Maréchal soulèvent quantité de problèmes ; ils touchent à celui, toujours brûlant, de l’articulation du haut-commandement dans les trois armes : terre, mer, air. Problème qui s’apparente à l’organisation de l’État et qui n’a encore jamais été résolu nulle part de façon satisfaisante. Se pose alors la question cardinale du devoir d’obéissance du soldat, et des limites qu’il sied de lui assigner dans le monde moderne. Sans doute est-ce en cela que réside l’intérêt palpitant de ces mémoires écrits par un soldat qui savait qu’il allait périr quelques semaines plus tard de la main du bourreau.

Keitel en écrivant ces lignes ne s’est pas ménagé. Il n’ignorait pas qu’il allait mourir en expiation d’ordres qu’il n’avait ni conçus ni donnés, mais qu’il avait contribué à diffuser et à faire exécuter. Il a tenu néanmoins, avant de disparaitre, à apporter sa contribution à la vérité historique.