Description
Publié en 1902, Les Amants de Venise est une étude de la liaison entretenue par Alfred de Musset et George Sand entre 1833 et 1835. C’est l’œuvre d’un Maurras « critique littéraire » qui s’appuie sur une importante documentation pour relater cette liaison commencée à Venise.
Le livre est une charge contre le romantisme où Charles Maurras tourne en dérision la liaison des deux amants et insiste sur l’importance du pardon dans cet amour maudit : « Un temps vient où toute rancune doit tomber, aucun être bien né ne pouvant se sentir l’éternel ennemi d’une vieille part de lui-même. »
L’historien Martin Motte estime que « ce livre perce à jour l’illusion sur laquelle repose l’amour romantique : il se fait gloire de défier la société, mais c’est bien la nature qu’il viole au premier chef. »
L’auteur conclut son livre avec cette citation remplie de pitié pour ses personnages maudits : « Pour bien aimer, il ne faut pas aimer l’amour […] il est même important de sentir pour lui quelque haine […] l’amour doit s’imposer comme un ennemi qu’on redoute, non comme un flatteur qu’on appelle. »

Du même auteur
chez le même éditeur
Notre Provence (avec Léon Daudet)
Anthinéa d’Athènes à Florence
Les amants de Venise






