Haut les Fourches

Henry Dorgerès

18,00

« Dictature paysanne ! » : la formule est violente, provocatrice ; et pourtant, c’est avec de tels slogans que le journaliste Henri d’Halluin, dit « Dorgères », enflamma les campagnes françaises au cours des années 30. Son mouvement, la Défense Paysanne, fut en effet rapidement en mesure de regrouper des milliers de paysans, mais surtout de mobiliser l’ensemble des composantes de la société rurale (propriétaires, agriculteurs, hommes politiques, syndicalistes…) autour de ses revendications. Cette hostilité envers la régulation étatique n’exclut pas le soutien à un ultra-protectionnisme, qui s’étend jusqu’aux produits issus des colonies.

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Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Témoignages pour l'Histoire

Pages

128

Prix

18

Date

10/08/2019

Format

Livre

Isbn/Ean

9782368760383

Description

« Dictature paysanne ! » : la formule est violente, provocatrice ; et pourtant, c’est avec de tels slogans que le journaliste Henri D’Halluin, dit « Dorgères », enflamma les campagnes françaises au cours des années 30. Son mouvement, la Défense Paysanne, fut en effet rapidement en mesure de regrouper des milliers de paysans, mais surtout de mobiliser l’ensemble des composantes de la société rurale (propriétaires, agriculteurs, hommes politiques, syndicalistes…) autour de ses revendications. Cette hostilité envers la régulation étatique n’exclut pas le soutien à un ultra-protectionnisme, qui s’étend jusqu’aux produits issus des colonies.

Dorgères dénonce ainsi la famille Louis-Dreyfus pointant du doigt leur importation illé­gale du blé qui « casse » le marché.

Dorgères sera le meilleur interprète du sentiment d’exclusion alors dominant chez les campagnards, qui s’estimaient harcelés par l’État et sacrifiés au bénéfice de « ceux des villes ». Doué d’un spectaculaire talent oratoire, ce tribun sillonne les foires, tétanisant des assemblées de milliers de paysans. Prônant les vertus d’une « France paysanne » et réclamant la parité entre urbains et ruraux, il fait des terriens des acteurs politiques en inventant l’action directe : grève des impôts, opposition aux saisies, expéditions contre les salariés agricoles en grève, blocage des livraisons (inspirant plus tard Confédération paysanne ou CDCA ?).

Faisant l’apologie de la classe paysanne avant l’heure, de la « terre qui ne ment pas » et une critique acerbe du parlementarisme et de l’État, il réclame la réforme au nom du corporatisme et de la famille. « Le paysan sauvera la France », tel est le thème que développe l’homme en s’attachant à démontrer que les paysans représentent la partie de la nation qui est restée saine, « celle qui n’a pas connu dans la période d’après-guerre les plaisirs faciles, les dancings et les huit heures », et pour laquelle rien n’a été fait par les gouvernements successifs »(source : https://jeune-nation.com).

 

Henri d’halluin, dit Henry Dorgères (1897-1985), est né à Was­quehal (Nord). Il créa en 1934 le Front paysan, regroupant le Bloc pro­fessionnel, dit Comité d’Action paysanne, le Bloc agraire et le Bloc de défense paysanne. Durant la guerre, il adhéra à la révolution nationale, étant un partisan du Maréchal Pétain, mais restant hostile au fascisme. Il fut élu député d’Île-et-Vilaine en janvier 1956 ; il décède en janvier 1985.