Les Modérés

Abel Bonnard (de l’Académie française)

23,00

Avant-propos de Saint-Paulien.

Abel Bonnard analyse la lâcheté des modérés, autre nom des con­servateurs, paralysés par leurs adversaires parce qu’ils ignorent que « le premier réalisme, en politi­que, est de con­naî­tre les démons qui se sont cachés dans les mots », et dont la fai­blesse « vient beaucoup de ce qu’ils n’ont pas la moindre doc­trine. »


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Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Documents pour l'Histoire

Pages

231

Prix

23

Date

10/06/2014

Format

Livre

Isbn/Ean

9782360060696

Description

Avant-propos de Saint-Paulien.

Abel Bonnard analyse la lâcheté des modérés, autre nom des con­servateurs, paralysés par leurs adversaires parce qu’ils ignorent que « le premier réalisme, en politi­que, est de con­naî­tre les démons qui se sont cachés dans les mots », et dont la fai­blesse « vient beaucoup de ce qu’ils n’ont pas la moindre doc­trine. »

Égoïstes troublés et opportunistes, les modérés sont inca­pa­bles de défendre l’ordre – qui est « le nom social de la beau­té » – puisqu’ils l’ont réduit « à n’être que le protecteur de leurs biens. »

Depuis leur apparition, dans la première moitié du XXe siècle, ils n’ont cessé de préférer « une anarchie avec des gendarmes » à « une monarchie avec des principes ». En définitive, les modérés « sont les femmes de la politique : ils souhaitent qu’on leur fasse une agréable violence. »

Ce livre est aussi une dénonciation en règle de l’indi­vi­dua­lisme moderne. Car l’individu, comme devait le dire plus tard l’auteur, « c’est l’être humain tombé de la pléni­tude de l’homme dans l’exiguïté du moi », l’« atome d’une foule au lieu d’être l’élément d’un peuple », le dernier sta­de d’un abaisse­ment et d’une déchéance « qui se retrou­vent à travers toutes les classes. »

Mais Les Modérés, qui fait penser, sous bien des aspects, aux Considérations sur la France de Joseph de Maistre, est par desssus tout une réflexion magistrale sur la déca­den­ce, qui nous rappelle que « l’insurrection des âmes n’abou­tit à rien, tant qu’elle ne s’achève pas dans l’affran­chissement des intelligences. »

« Ce livre est assez dur et il a rai­son d’être dur » (Robert Brasillach, L’Ac­tion fran­çaise, 14 mai 1936).

« Dans le plus important ou­vrage politique de Bon­nard, Les Modérés, on dé­couvre d’abord sa nostalgie de l’ancienne France, de cette ancienne France où, dit-il, le pouvoir se signalait bien plus par sa majesté que par son exigence, par son autorité que par sa domi­nation. Bonnard préfère aux mo­dérés les “réactionnaires” que ceux-ci rejet­tent avec horreur (…) Bon­nard ne comptait pas plus sur l’es­prit réac­­tion­naire que sur celui des autres familles politiques fran­çai­ses. Une re­nais­sance fran­çaise ne lui ap­pa­raissait pos­sible que si les meil­leurs Fran­çais se déga­geaient de leurs anciens pré­jugés pour for­mer ensem­ble le noyau d’une élite nou­velle. Et c’est en cela que la pensée de l’aris­to­crate Bon­nard re­joi­gnait l’es­­pé­rance de ceux des écr­i­­vains français qui reven­di­quaient la qualité de “fas­cistes” » (Paul Sérant, Défense de l’Oc­ci­dent, mai 1960).

Abel Bonnard est né à Poitiers, le 19 décem­bre 1883. Poète, romancier, essayiste, mora­liste, journaliste, il est élu à l’Aca­démie fran­çaise en 1932. Il publie en 1936 Les Mo­­dé­rés, une critique acerbe de la Droite libé­­rale, et prend l’année sui­van­te la prési­den­ce des Cercles populaires fran­çais, où il retrouve Drieu La Rochelle et Brasillach, et se rap­proche du PPF de son grand ami Jacques Doriot. Nommé, en 1941, à l’Assem­blée consulta­tive du Maréchal Pétain, il devient en 1942 ministre de l’Éducation nationale de l’État français et Con­seiller de Paris. Exilé à Ma­drid en 1945, il est acquitté en 1960. Ce grand écrivain et théoricien politique fran­çais, cons­cient de la nécessité d’une solution nationale et sociale pour la France et l’Eu­rope, s’éteint à Madrid, le 31 mai 1968.

Du même auteur
chez le même éditeur

Écrits politiques (Notes sur Hitler, La question juive, Berlin en main, Discours aux chefs miliciens, Pensées dans l’action), 2009
Ce monde et moi (Aphorismes et fragments recueillis par Luc Gendrillon), 2012
Les Modérés (Avant-propos de Saint-Paulien), 2014