Les socialistes dans la collaboration. De Jaurès à Hitler

Accueil/Les Editions Dualpha/Les socialistes dans la collaboration. De Jaurès à Hitler
Socialistes dans Collaboration

Les socialistes dans la collaboration. De Jaurès à Hitler

Jean-Claude Valla

23,00  TTC

Si l’on admet l’existence d’une gauche collaborationniste, on s’efforce en général d’en sous-estimer l’importance. Une légende tenace veut que le collaborationnisme ait été d’abord et surtout un phénomène de droite. Pourtant, ce sont des hommes de gauche qui, les premiers, se sont ralliés à la Collaboration, de façon spontanée et sans états d’âme, à un moment où la plupart des hommes de droite, pétris de maurrassisme, hésitaient encore sur la conduite à tenir.

Information Complémentaire

Poids 206 kg
Genre

Deuxième Guerre mondiale

Collection

Cahiers libres d’Histoire

Auteur

Jean-Claude Valla

Description du produit

Si l’on admet l’existence d’une gauche collaborationniste, on s’efforce en général d’en sous-estimer l’importance. Une légende tenace veut que le collaborationnisme ait été d’abord et surtout un phénomène de droite. Pourtant, ce sont des hommes de gauche qui, les premiers, se sont ralliés à la Collaboration, de façon spontanée et sans états d’âme, à un moment où la plupart des hommes de droite, pétris de maurrassisme, hésitaient encore sur la conduite à tenir.
Marcel Déat est emblématique de cette attitude, qui souhaitait, dès le 5 juillet 1940, « une France intégrée à l’Europe nouvelle » et une « collaboration » qui ne soit « ni une nécessité matérielle, ni un expédient provisoire, mais une doctrine fondamentale Cet ancien député socialiste, devenu le chef de file des néo- socialistes, est parvenu, au sein du Rassemblement national populaire (RNP), à réunir les deux courants que la scission de 1933 avait séparés. Il fut, aux yeux d’Otto Abetz, « l’un des plus remarquables pionniers intellectuels de la collaboration avec l’Allemagne ». Fidèle jusqu’au bout à ses engagements, il se déclarait prêt, en juin 1944, à solliciter « l’honneur de combattre sous l’uniforme de la Waffen SS ».
Comment des disciples de Jean Jaurès, qui avaient milité avant la guerre à la Ligue des droits de l’homme ou au Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, ont-ils pu devenir les hérauts du « nouvel ordre européen » ? Le traumatisme de la Grande Guerre et le pacifisme n’expliquent pas tout : par ses réussites sociales, l’Allemagne hitlérienne a fasciné bon nombre de déçus du Front populaire. Claude Jamet, l’un des moins exaltés de ces collaborationnistes de gauche, écrivait en 1942 : « Dans le national-socialisme, après tout, il y a du socialisme ; il y a, peut-être le Socialisme. »

Avis

Il n'y pas encore d'avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Les socialistes dans la collaboration. De Jaurès à Hitler”

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Solve : *
26 + 21 =