Description
L’Indochine française était en paix dans les années 1930. C’était l’époque du rêve, de l’exotisme et de l’aventure pour la métropole française. les soldats français étaient appréciés par les autochtones dans les villes et villages indochinois. Les unions entre femmes vietnamiennes et soldats français étaient acceptées et appréciées par la population locale, en ville comme dans les villages. Émile Tissot est la preuve vivante de cette union.
Si son passé fut tumultueux et déchiré entre deux races et deux cultures par les différents conflits, Émile Tissot ne renie rien de ses deux racines. Il a subi les lois et les intérêts politiques de la France et du Vietnam de l’époque coloniale, mais il avait renié le Vietminh, parce qu’enfant, il avait reçu toute son éducation de la France : en retour, il lui devait reconnaissance et fidélité. Avec le temps et la paix revenue entre la France et le Vietnam, il a dû, à son tour, effacer sa haine et ses préjugés envers son pays natal auquel il est reste profondément attaché.
Le 24 mars 1957, il reçut une convocation du service des transits avec l’ordre de rejoindre le 57e RI en Algérie où il fut affecté à la 7e Compagnie au poste de Turkine dans la montagne en petite Kabylie.
Émile Tissot est aujourd’hui le dernier survivant, témoin la résistance héroïque des soldats français du fort de Dong Dang lors de l’attaque par traîtrise des Japonais le 9 mars 1945. Le fort de Dong Dang était le seul à se battre avec héroïsme jusqu’au sacrifice suprême.
C’est cet itinéraire de vie hors du commun qu’il retrace avec autant d’émotions que de passions…







