Le Film noir américain 1940-1955

30,00

Forme d’art particulier, essentiellement défini par un style, le film noir des années 1940- 1955 déborde de l’univers du polar ou du film de gangster. Il est construit à partir d’éléments réels poétisés par l’imagination des réalisateurs et des peintres-photographes de la lumière. En annexes de cet essai, une filmographie de 30 pages fournit la liste renseignée des œuvres analysées dans l’ouvrage et, sur autant de pages, celle des réalisateurs cités, accompagnée d’informations plus ou moins développées.

Description

Le film noir américain, celui de l’âge d’or du cinéma hollywoodien, n’en finit pas de solliciter les interrogations. Objet de nombreuses études documentées de la part de spécialistes reconnus, il provoque plus directement l’amateur qu’il entraîne dans une fascinante plongée au sein d’un monde ténébreux, peuplé de masques séduisants et de pièges mortels.

Forme d’art particulière, essentiellement définie par un style, le film noir des années 1940-1955 est construit à partir d’éléments réels poétisés par l’imagination des réalisateurs et l’esthétique des peintres-photographes de la lumière. Son attrait spécifique invite à une analyse orientée par des choix propres. Dans le cas présent, elle s’organise autour d’une perception immédiate et quasi matérielle des images et d’une re-création nostalgique de formes disparues. C’est la démarche qu’a tenté de suivre l’auteur de cet essai.

Les grands et petits maîtres du film noir sont bien sûr évoqués : Robert Aldrich (En quatrième vitesse), Richard Brooks (Bas les masques), Michael Curtiz (Casablanca), Jules Dassin (Les Bas fonds de Frisco), Delmer Daves (Les passagers de la nuit), Edward Dmytrik (Adieu ma jolie), Allan Dwan (Deux rouquines dans la bagarre), Samuel Fuller (Le port de la drogue), Tay Garnett (Le facteur sonne toujours deux fois), Henry Hathaway (Niagara), Howard Hawks (Le grand sommeil), Alfred Hitchcok (La maison du Dr Edwardes), John Huston (Quand la ville dort), Stanley Kubrick (Ultime Razzia), Fritz Lang (Espions sur la Tamise), Joseph Mankiewicz (Quelque part dans la nuit), Vincente Minelli (Les ensorcelés), Max Ophüls (Pris au piège), Otto Preminger (Laura), Ray Nicholas (Les ruelles du malheur), Robert Siodmak (Les tueurs), Jacques Tourneur (Berlin Express), Charles Vidor (Gilda), King Vidor (La Garce), Joseph von Sternberg (Macao), Raoul Wallsh (L’enfer est à lui), Billy Wilder (Assurance sur la mort), Robert Wise (Nous avons gagné ce soir). Et quelques autres de moindre importance, mais non dépourvus de mérite. Evocation également des comédiens les plus emblématiques du film noir américain : « James Cagney, Humphrey Bogart, Georges Raft, Véronika Lake et sa célèbre mèche, Rita Hayworth en incandescente Gilda, Lana Turner en blonde fatale. »

Ah ! Bogart, son chapeau mou, son Burberry fatigué, son mégot au coin des lèvres (l’Amérique n’avait pas encore inventé l’interdiction de fumer) et son cynisme désabusé… Et n’oublions pas sa compagne, l’envoûtante et énigmatique Lauren Bacall, qui fut en quelque sorte son double féminin dans la mythologie du film noir… Parmi ces troublantes beautés il faudrait aussi distinguer Mary Astor, Yvonne de Carlo, Ava Gardner, Barabara Stanwyck, Clair Trevor.

« J’ai essayé, écrit Nicole Gotteri, de montrer le raffinement de ce style qui rend inoubliables les grandes œuvres de cette époque, (…) d’une intensité directement liée à la vision pessimiste d’une humanité blessée. »

Nicole Gotteri est archiviste-paléographe, ancien membre de l’école française de Rome, et docteur en Histoire. Après avoir consacré sa carrière à l’histoire du Premier Empire, elle s’est intéressée au cinéma américain, publiant un ouvrage et plusieurs articles sur le western classique.

Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Go West

Pages

271