Petiot, le docteur diabolique

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Préface de Philippe Randa.

Devant l’Histoire, le docteur Marcel Petiot se démarquera toujours des autres criminels par son mode de défense. Alors qu’une tren­taine de victimes (27 exactement) lui étaient repro­chées, il n’hésita pas à en revendiquer haut et fort trois fois plus… et, en raison du « service rendu », il demanda purement et simplement son acquittement !

Description

Préface de Philippe Randa.

D’une totale amoralité, escroc notoire, sa malhonnêteté avait fini par le faire condamner et radier de ses fonctions de maire, puis de conseiller général. Méde­cin avorteur et assassin supposé de son infortunée maîtresse, il est probable néanmoins que son intelligence, son char­me, sa chance et son culot, – toutes qualités que personne ne lui contestait – lui auraient permis de sauver une fois de plus sa tête, si son dernier et fatal procès n’avait eu lieu en 1946.

Devant l’Histoire, le docteur Marcel Petiot se démarquera toujours des autres criminels par son mode de défense. Alors qu’une trentaine de victimes (27 exactement) lui étaient reprochées, il n’hésita pas à en revendiquer haut et fort trois fois plus… et, en raison du « service rendu », il demanda purement et simplement son acquittement ! En effet, le docteur de la rue Le Sueur estimait n’avoir fait que son devoir de patriote : ses proies n’étaient-elles pas toutes à la solde de l’Allemagne, dont les troupes avaient été renforcées cinq ans durant par des collaborateurs empressés ?

Les valises des émigrés – pour la plupart juifs – retrouvées en grand nombre à son domicile ne prouvent pas, comme Petiot l’a lui-même fait remarquer, que leurs propriétaires n’aient pas bel et bien gagné grâce à lui des cieux – terrestres – plus propices. Et si aucun d’eux n’a jamais plus donné signe de vie, rien ne prouvait non plus qu’ils ne fussent pas toujours vivants ou s’ils étaient morts, que sa responsabilité fût en cause !

Aujourd’hui, bien que la culpabilité de Petiot ne soit guère remise en question par les historiens de cette période, sa condamnation ne serait peut-être pas aussi évidente. C’est là tout le paradoxe de cette sinistre affaire.

 

Spécialiste de la guerre froide et du monde de la cri­mi­­nalité, Henry Sergg (22 février 1928 – 20 septem­bre 2006) est l’auteur de nombreux best-seller dont, entre autres, Joinovici – l’empire souterrain du chiffonnier milliardaire et Bugsy Siegel – le Syndicat du Crime à las Vegas et à Hollywood. Henry Sergg fut très jeune témoin des atrocités de plusieurs guerre : celle d’Espagne où ses parents furent pris en otage, celle de l’Occupation et de ses rigueurs et celle du coup d’État en Indonésie qui porta Suharto au pouvoir pour plusieurs décennies. De telles expériences personnelles successives influenceront une grande partie de son œuvre car, sous son vrai nom de Serge Jacquemard, il devint un prolifique auteur de romans policiers et d’espionnage aux éditions du Fleuve Noir.

 

Du même auteur
chez le même éditeur

Paris Gestapo
Petiot, le docteur diabolique

Pour en connaître davantage sur Henry Sergg, lire :

Ils ont fait la guerre (Les « écrivains-guerriers »), de Philippe Randa, préface de Jean Mabire, Déterna 2012, 3e éd.

Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Vérités pour l'Histoire

Pages

230

Prix

25

Date

10/09/2008

Format

Livre

Isbn/Ean

9782353740895