Description
La fin des illusions impériales
Bernard Faÿ sait que la colonisation avait été applaudie, encouragée, par les rois comme par les gouvernements républicains. Le discours officiel qui était aussi celui du peuple, était que les colonies – les tâches roses sur les globes terrestres des écoliers – constituaient « la ressource suprême du pays et sa réussite la plus haute. »
Les Parisiens comme les provinciaux s’étaient pressés à l’exposition coloniale de 1931. Il est très probable que Faÿ l’avait visitée, lui aussi, la poitrine gonflée de fierté, comme tous ses compatriotes.
Nous sommes alors en 1962 quand il entreprend de nous raconter « l’aventure coloniale » : trente ans à peine après l’Exposition coloniale, et pourtant Faÿ s’étonne, pour le déplorer, d’entendre les imprécations dont font désormais l’objet les colons ; l’aventure coloniale n’est plus considérée comme une aventure noble et altruiste, mais, au mieux, comme le fardeau d’un héritage impécunieux, au pire comme un crime contre l’humanité, ainsi que l’a soutenu le président Emmanuel Macron, désavouant ainsi tous ses prédécesseurs, désavouant ceux qui, savants, militaires, fonctionnaires, prêtres ou religieuses, sont partis à l’aventure, au risque de leur vie ou au moins au risque de leur santé, pour apporter ce que l’on appelait, depuis l’époque romaines… la civilisation.

Du même auteur,
aux éditions Dualpha
Les Précieux, préface de Francis Bergeron
aux éditions Déterna
La Franc-maçonnerie et la révolution intellectuelle du XVIIIe siècle, préface de Francis Bergeron
L’agonie de l’empereur, préface de Francis Bergeron
aux éditions Nos chères provinces
L’aventure coloniale. La conquête des Amériques, de l’Océan Indien et de l’Afrique (1re partie), préface Francis Bergeron
L’aventure coloniale. La fin des illusions impériales (2ème partie)






