Les Précieux

Bernard Faÿ

31,00

Les Précieux est un simple livre de souvenirs. Mais quels souvenirs ! Faÿ nous promène dans le Paris de l’entre-deux-guerres. Ses contemporains, ses « collègues », ses amis, ses voisins de table ou de théâtre, de salons, s’appellent Gide, Claudel, Proust, Girau­doux, Morand, Radiguet, Cocteau, Larbaud, Lacretelle, Valéry, Max Jacob, Gertrude Stein, mais aussi Poulenc, Satie, Georges Auric, Darius Milhaud…, « une constellation », dira le critique André Thérive.

Disponible – En stock


Partager

Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Patrimoine des Lettres

Pages

348

Prix

31

Date

10/05/2021

Format

Livre

Isbn/Ean

9782353745357

Description

Préface de Francis Bergeron

Plongée jubilatoire chez les intellectuels d’avant-guerre

Bernard Faÿ s’écarte un peu de l’Histoire au profit de l’histoire littéraire. L’auteur reprend un thème qu’il traita il y a longtemps dans son Panorama de la littérature contemporaine (1923) : faire connaître les grands écrivains du temps et les présenter comme l’on peint un « paysage avec personnages ».

Cette fois, il les montre vivant dans ses relations avec lui et les autres jeunes gens qui les entouraient. Chaque auteur fameux figure dans son cadre, Gide, Bou­levard Montmorency, Claudel dans son ambassade à Was­hington, Larbaud au milieu de ses soldats de plomb, Girau­doux dans son Cusset, Morand dans sa course éperdue de par le monde, Cocteau au Welcome, Gertrude Stein dans sa propriété de Belley, Proust dans sa chambre de malade et Valéry dans son « atelier» rue de Villejust.

Ces pages se teintent tour à tour d’ironie et de pittoresque, d’émotion, de respect et de pitié. Pour l’auteur il s’agit toujours de comprendre et de faire comprendre; sans chercher à excuser, il montre ; sans vouloir accuser, il laisse voir; mais toujours, il rappelle ce que l’on doit à des esprits supérieurs, qui furent l’honneur de la France. S’il semble parfois égratigner, ne pas s’y tromper, il « décape ». Toutes les statues des dieux ne doivent-elles pas l’être quand on les retrouve ?

« La mémoire de cet homme étonnant commençait à s’estomper. Or, Bernard Faÿ a eu une vie tout à fait exceptionnelle et a laissé une oeuvre qui ne l’est pas moins.  (…) Les Précieux est un remarquable livre de souvenirs (qui) sont ceux du monde littéraire, artistique, culturel, politique, aussi, de l’entre-deux-guerres. C’est absolument passionnant, et très bien écrit, fourmillant d’anecdotes. Faÿ nous fait entrer dans l’intimité d’une foule de personnages qui étaient ses collègues, ses pairs, ses amis, et qui sont devenus des monstres sacrés de la littérature et de la musique, notamment : Proust, Claudel, Cocteau, Radiguet, Morand, Giraudoux, d’une part, Darius Milhaud, Erik Satie, Francis Poulenc, d’autre part, sans compter les dadaïstes. » (Francis Bergeron, Présent, mai 2021).

« Un mémorialiste doit se doubler d’un portraitiste. Bernard Faÿ excelle en cet art difficile. Il sait camper un personnage en quelques traits rapides qui le dépouillent de son masque et révèlent son caractère profond » (Aspects de la France, 15 décembre 1966).


Bernard Faÿ, né le 3 avril 1893 à Paris et mort le 31 décembre 1978 à Tours, est un historien et essayiste français. Il est nommé en 1932 professeur titulaire de la chaire de civilisation américaine au Collège de France. Il se rallie dès 1940 au maréchal Pétain et est nommé administrateur général de la Bibliothèque nationale sous le régime de Vichy. Il est l’auteur de nombreux livres d’histoire et d’essais.