J’étais aumônier à Fresnes

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Devenu aumônier à Fresnes de 1946 à 1952, l´abbé Jean Popot assista un très grand nombre de détenus politiques de tous âges, classes ou conditions, croyants ou incroyants, connus ou obscurs, véritables responsables ou simples instruments. II en accompagna quatre-vingt au poteau. « Là-bas, à Fresnes, ce qui se passe est abominable. Certains de ces hommes souffrent injustement. On est haineux et la haine rend aveugle. Où je vous envoie, restez vous-même, mais soyez prudent, car ils ont mélangé toutes sortes de monde. En tout cas, n´hésitez pas à me demander conseil. Venez souvent m´entretenir de tous ces pauvres hommes qui souffrent tant. »

Description

Devenu aumônier à Fresnes de 1946 à 1952, l´abbé Jean Popot assista un très grand nombre de détenus politiques de tous âges, classes ou conditions, croyants ou incroyants, connus ou obscurs, véritables responsables ou simples instruments.

II en accompagna quatre-vingt au poteau.

Il s’occupa aussi des prévenus de droit commun et des mineurs délinquants.

Avec lui, nous franchissons les portes des innombrables cellules dont il sut toujours, grâce à sa Croix, garder jalousement la clef.

« Là-bas, à Fresnes, ce qui se passe est abominable. Certains de ces hommes souffrent injustement. On est haineux et la haine rend aveugle. Où je vous envoie, restez vous-même, mais soyez prudent, car ils ont mélangé toutes sortes de monde. En tout cas, n´hésitez pas à me demander conseil. Venez souvent m´entretenir de tous ces pauvres hommes qui souffrent tant. »

« Cette fois, je me voyais appelé au service avec une souveraine précision : par la voix de Monseigneur Suhard, cardinal archevêque de Paris, le commandement même du Sauveur se faisait entendre à moi : “J´étais en prison et vous m´avez visité”… »

Jean Popot, né en 1905, mobilisé en 1939, devient agent de liaison et aumônier militaire. Il a été l’aumônier de la prison de Fresnes de 1946 à 1956. Résidant dans l’ancien presbytère de L’Haÿ, c’est de là qu’il partait en moto à l’aube pour accompagner les nombreux condamnés à mort. De 1946 à 1956, il n’accompagna pas moins de 80 individus au peloton d’exécution !

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