Les Prisons de l’Épuration

Philippe Saint-Germain

25,00

En 1944-1945, on interdisait aux his­toriens objec­tifs et aux vaincus de la Guerre d’écri­re une Histoire qui n’était pas seulement celle des Vain­queurs. La mesure était sans précé­dent et elle amena Philippe Saint-Germain à rédiger avec son cœur et ses tripes, le récit des prisonniers…

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Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Documents pour l'Histoire

Pages

222

Prix

25

Date

10/03/2011

Format

Livre

Isbn/Ean

9782360060283

Description

Préface de Madame Hélène Suzannet, membre de l’Amicale des Réseaux de la France combattante. Membre de l’Association des Déportés et Internés Civils pour Actes de Résistance. Présidente du Comité Français de Défense des Droits de l’Homme.

Lors de l’Épuration de 1944-1945, on interdisait aux historiens objec­tifs et aux vaincus de la Guerre d’écrire une Histoire qui n’était pas seulement l’Histoire des Vainqueurs. La mesure était sans précé­dent et elle amena Philippe Saint-Germain à rédiger avec son cœur et ses tripes, le récit des prisonniers de l’article 75.

André Frossard et Francine Lazurick eurent le courage de publier les bonnes feuilles de ce document à la une de L’Aurore, assurant à l’ou­vrage qui parût iniatialement sous le titre Article 75, une au­dience inespérée.

Si l’on excepte le remarquable travail de Robert Aron avec Histoire de l’Épuration, aucun manuel scolaire ou traité d’histoire n’apporte une explication valable au fait qu’une famille sur dix, à partir de 1944, se soit trouvée touchée par l’épuration. C’est là une situation unique, rendue plus inquiétante pour les chroniqueurs de l’Histoire contem­poraine qui, ainsi, ne disposent pas de documents officiels pour écrire ou dire ce que n’importe quel historien pouvait écrire ou dire de la Terreur deux ans après Thermidor.

D’un côté : les vainqueurs, qui étaient aux affaires, glorifiés par une presse, une littérature qui demeuraient celles du refus de la défaite (refuse-t-on la réalité ?) ; de l’autre : les vaincus qui se sont vus exé­cutés, proscrits, emprisonnés, taxés d’indignité, et, ce qui est plus grave, empêchés de donner les raisons historiques de leur « intel­ligence avec l’ennemi » qui ne le fut jamais.

Au milieu, le peuple français, qui n’a jamais collaboré et pas davan­tage résisté, mais qui a accepté avec le même soulagement le recours à l’homme providentiel, qu’il se nomme Pétain ou De Gaulle. Le reste est littérature. Elle n’a pas manqué, mais il faut encore écrire un chapitre, celui de l’engagement tout aussi pur, tout aussi dange­reux, que celui des militants qui avaient choisi la voie de la Collabo­ration avec les Américains où les Russes. On ne voit pas en quoi il diminuerait le mérite des Résistants, mais il pré­senterait un visage de Français engagés plus conforme à la réalité.

 

Auteur de plus d’une centaine d’articles dans la presse collaboration­niste, Philippe Saint-Germain fut con­damné à cinq années de travaux forcés. Il fut incarcéré à Fresnes, puis dans la maison centrale de Fontevrault.

 

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