Le secret de Fourmies

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Le 1er mai 1891, à Fourmies (Nord) la troupe tire sur des grévistes pacifiques : 10 morts… L’auteur a enquêté sur les dessous de cette tuerie, considérée comme l’un des événements fondateurs du mouvement ouvrier : « Il est des gens que la vérite gêne toujours… »

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Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Documents pour l'Histoire

Pages

212

Prix

23

Date

10/04/1998

Format

Livre

Isbn/Ean

2913044085

Description

Le 1er mai 1891, à Fourmies (Nord), lors de la première célébration française de la Journée internationale des travailleurs,  la troupe tire sur les grévistes pacifiques : neuf morts, dont huit manifestants de moins de 21 ans, parmi lesquels une jeune ouvrière qui restera comme un symbole, Marie Blondeau, et 35 blessés.

La fusillade du 1er mai à Fourmies provoque une vive émotion dans la France entière. Elle est considérée aujourd’hui comme l’un des événements fondateurs du mouvement ouvrier. Jean Jaurès rendra même peu après à Fourmies pour y prononcer un discours tandis que Georges Clemenceau  déclarera devant les députés  que « c’est le Quatrième état qui s’est levé. »

Pour Édouard Drumont, les juifs sont à l’origine de ces exactions : « Le sous-préfet juif Isaac, fils d’un naturalisé de Crémieux, a fait essayer le Lebel sur des ouvriers français. Ceux qui vous aiment toujours espèrent que c’est vous qui prononcerez les paroles vengeresses pour flétrir l’assassin. Le préfet Vel-Durant est juif aussi, ils sont tous juifs là-dedans. »

« Le drame de Fourmies, où le hasard a joué le plus grand rôle, a été l’accident fortuit qui fournit l’occasion à un médecin d’ausculter un malade : à ce titre il doit être étudié dans tous ses détails. L’en­quête que la Chambre a obstinément refusé d’ordonner était indispensable et né­ces­saire ; c’est pour­quoi je me suis décidé à l’entre­prendre.

J’ajoute qu’un Juif étant dans l’affaire, je n’ai pas voulu, par excès de scrupule, aller tout seul à Four­mies dans la crainte d’être accusé d’exagération et de parti pris. J’ai eu la chance d’emmener avec moi le compagnon que j’aurais rêvé entre tous pour une semblable excursion.

Mon compagnon de voyage, Urbain Guérin, socio­lo­gue de talent, est aussi l’homme de ses livres, un hom­me très convaincu, très dévoué à la cause catholique, mais en même temps un homme très froid, presque po­laire, très calme, très pondéré, épris avant tout d’exac­titude et de précision. Je disais souvent à Guérin pendant le cours de ce petit voyage : « Je suis content que vous ayez entendu ce témoin en même temps que moi, car lorsque je reproduirai ce qu’il m’a dit on m’accusera d’avoir obéi à mes passions. »

Vous verrez que toutes mes précautions ne me serviront à rien, et qu’à propos de ce véridique et im­par­tial récit on trouvera encore moyen de m’ap­peler pamphlétaire. Il est des gens que la vérité gêne toujours…

 

Né le 3 mai 1844 et mort le 5 février 1917 à Paris, Édouard Drumont fonda le quotidien La Libre parole en avril 1892, fut élu député d’Alger et publia de nombreux livres : Mon vieux Paris (couronné par l’Académie française) ; La dernière bataille ; Testament d’un antisémite ; De l’or, de la boue, du sang ; La Fin d’un monde, etc. Mais il fut surtout célèbre en publiant, en avril 1886, les deux gros tomes de La France Juive, puis La France Juive devant l’opinion.

 

Du même auteur
chez le même éditeur

Le secret de Fourmies, 1998, pamphlet
De l’or, de la boue, du sang, De Panama à l’anarchie, 2000, choses vues
Les héros et les pitres (Les tréteaux du succès, volume II), 2007, choses vues
Sur le chemin de la vie, 2009
La France juive devant l’opinion, 2009
La dernière bataille, 2015