La désinformation autour de Marie-Antoinette

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Alain Sanders explique le cheminement de la monstrueuse campagne d’opinion qui a transformé en quelques années « la petite fiancée du peuple français »  qui notait d’ailleurs très lucidement : « On me fait trop de compliments » – en « reine scélérate, étrangère monstrueuse et hyène autrichienne ». Des piqûres d’épingles des épigrammes aux plus abominables calomnies, toute la gamme des mensonges et des volontés de nuire ont permis cette dégradation d’image radicale. Édifiant. Terrifiant.

Description

Le 8 mai 1770, Marie-Antoinette (elle a alors quinze ans et vient d’arriver en France) écrit à sa mère, l’impératrice Marie-Thérèse : « Que bon peuple que les Français ! Je suis reçue à Strasbourg comme si j’étais une enfant aimée qui revient chez elle… Seulement on me fait trop de compliments. »
« Seulement on me fait trop de compliments. » Pauvre petite fille… Vingt ans plus tard, celle qu’un chroniqueur du temps avait surnommée « la petite fiancée du peuple français » devint la « reine scélérate », « la hyène autrichienne », « l’Allemande », « l’étrangère monstrueuse ».
Pour en arriver là, des années de libelles, de pamphlets, de calomnies, de mensonges. De la désinformation plein pot, comme on dirait aujourd’hui. Ce petit ouvrage n’a d’autres ambitions, alors qu’un film récent vient de nous proposer une Marie-Antoinette fantasmatique, que de remettre son histoire à l’endroit.

« Polémiques autour de Marie-Antoinette

Marie-Antoinette de Lorraine-Habsbourg (1755-1793), reine de France et de Navarre puis reine des Français, assassinée légalement place de la Concorde, sous la Révolution, a été victime d’une énième désinformation posthume : l’américanade filmée de Miss Coppola, où « tout est faux », nous a dit Jean Chalon dans La NRH de juillet-août (n° 25). Parmi l’avalanche de publications dans le sillage du long métrage, un petit livre d’Alain Sanders remet bien les choses en place. A la fois sobrement et galamment, ne quittant jamais le champ historique, notre confrère passe en revue, exemples et contredémonstrations à l’appui, tous les domaines où la souveraine martyre a été calomniée. Oh ! certes, Marie-Antoinette n’était pas une sainte mais Trianon ne fut jamais un lieu de débauche où le prétexte de dépenses excessives (Louis XVI encourageait lui-même son épouse à passer des commandes aux industries françaises du luxe, célèbres depuis Louis XIV dans le monde civilisé entier) ; la reine ne fut en rien responsable de l’Affaire du Collier dans laquelle le rôle le plus néfaste fut sans doute joué par le Parlement ; enfin rien ne permet d’affirmer que Marie-Antoinette aurait été la maîtresse de Fersen. En volant, arguments scientifiques en main, au secours de la reine, Sanders se place dans la continuité du perruquier Basset et de ses cent compagnons, ouvriers et artisans qui, le 16 octobre 1793, sur le chemin du supplice royal, au péril de leur vie (Sanders le fait, lui, au péril de sa réputation mais elle est déjà perdue…) saluèrent Marie-Antoinette et brandirent la pancarte avec “Vive Louis XVII !” » (Péroncel-Hugoz, NRH,)

Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

L'Étoile du berger

Date

10/10/2006

Pages

100

Prix

16

Format

Livre

Isbn/Ean

9782952421461