Si je t’oublie jamais, Saïgon… (La fin du Vietnam libre)

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Fin avril 1975, le Sud-Vietnam tombait face à une armée suréquipée, alors qu’il a été laissé à l’abandon par les Américains. Les troupes sud-vietnamiennes se battent courageusement jusqu’au bout, jusqu’au dernier jour et même après… Alain Sanders se souvient, et s’il n’était pas présent à la chute de la capitale, il était présent quelques jours auparavant à Da-Nang où il a aidé à essayer de sauver les Français présents de la barbarie communiste. Témoignage poignant, très bien écrit avec ses tripes, Alain ne nous déçoit pas et nous aide à nous souvenir des toutes ces populations, de tous ces soldats morts pour notre liberté.

Description

Fin avril 1975. Tout se défaisait. À Saïgon, dans l’ex-rue Catinat, une poignée de jeunes paras sud-vietnamiens, armés de lance-roquettes anti-char, remontent en ligne. Vers l’aéroport de Tan-Son-Nut menacé par l’avance des communistes nord-vietnamiens. Un journaliste occidental les interpelle.

– C’est foutu, les gars, plus aucun espoir. Qu’est-ce que vous allez foutre à Tan-Son-Nut ?

Sans s’arrêter, un jeune sous-lieutenant se tourne tranquillement vers l’importun.

– Ce que nous allons faire, Monsieur ? Nous allons faire Camerone.

Ce livre de souvenirs, vécus dans les derniers jours du libre Sud-Vietnam, est un livre d’amour. Ce n’est pas un « adieu à Saïgon ».

Car je sais que la « belle rebelle », ignominieusement rebaptisée « Hô Chi Minh Ville », se libérera un jour de ses bourreaux.

J’ai aimé ce peuple, j’ai aimé ce pays, j’ai aimé ses villes. J’ai souhaité la victoire du Sud. Ce n’est qu’un au revoir, mes frères !

 

« Ce livre est un reportage sur les derniers jours du Sud-Vietnam. Alain Sanders les a vécus, d’abord à Danang (l’ancienne Tourane française), assistant au repli, depuis Hué, des forces sud-vietnamiennes, allant au-devant des paras blessés, particulièrement d’un jeune sous-lieutenant amputé des deux jambes et voulant rester chez ses frères d’arme : les paras.

Et puis en mars 1975, c«est la ruée des communistes sur la ville, le dernier rempart avant Saïgon.

Mais les habitants de Danang, les civils fuyant l’avancée des communistes, les militaires, arrivés en ville après de très durs combats, sont bientôt saisis de panique car tous savent comment les Nord-Vietnamiens traitent leurs opposants. Tous ne songent qu’à fuir. Seules quelques troupes d’élite tentent de bloquer les pillards, de canaliser les fuyards. Les Américains mettent – trop tard – un pont aérien vite dépassé, ils sont impuissants à canaliser cette foule qui grossit sans cesse. Seuls sont prioritaires les ressortissants US et les Vietnamiens trop impliqués à leurs côtés.

Les Français – lâchés par l’ambassade de Saïgon – essaient de faire embarquer leurs compatriotes par Air America. Mais ne sont acceptées que les french officials, c’est-à-dire les personnes possédant la nationalité française et pas celles d’origine vietnamienne.

Alain Sanders nous décrit ces journées avec des mots forts, des mots qui n’ont pas été entendus, là-bas, à Paris où l’on projette peut-être déjà une collaboration avec les NordVietnamiens.

Et puis, après la chute de Danang, il y aura Saïgon où des paras sud-vietnamiens, partant vers l’aéroport de Tan-Son-Nut menacé par l’avance des communistes du Nord et interpellés par un journaliste occidental qui leur dit : « C’est foutu, les gars, plus aucun espoir Qu’est-ce que vous allez foutre à Tan-Son-Nut ? »

Un jeune sous-lieutenant se tourne tranquillement vers lui et répond : « Ce que nous allons faire. Monsieur ? Nous allons faire Camerone. »

Et puis ensuite il y aura Phnom Penh au Cambodge, Vientiane au Laos et les massacres perpétrés par les Viêt-Cong vietnamiens et les Khmers rouges cambodgiens. Et la France laissera faire… » (Mémoires d’Empire).

Informations complémentaires

Auteur(s)

Editeur

Collection

Xénophon

Pages

165

Prix

14

Date

10/10/2015

Format

Livre

Isbn/Ean

9782357910676